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EnquêteJusqu’ici peu présent dans les cocktails, en dehors du kir ou de la sangria, le vin est de plus en plus utilisé dans des recettes légères et aromatiques. Une manière pour le monde viticole de séduire une clientèle plus jeune.
Sollicitée, en ce chaud mois de juin, pour préparer un cocktail frais lors d’un événement de la maison de cognac Hine, pour laquelle elle est chargée de l’hospitalité, Roxanne Remmery a eu la bonne idée de proposer une sangria à base de vin rosé. Une recette que la jeune femme avait expérimentée lors de sa vie de bartender, il y a une dizaine d’années quand elle exerçait dans un palace parisien. « La sangria, cela se partage, c’est frais et c’est bon quand les composants le sont », affirme-t-elle. Avec notamment des quartiers de fruits, un doigt de cognac évidemment, un temps de repos au frais et un mélange avec de la limonade pour « pimper » le tout, le succès est garanti, assure Roxanne Remmery.
Fraîcheur, pétulance, convivialité : la sangria coche toutes les cases du cocktail familier. On en oublierait presque que son origine est très ancienne puisqu’elle serait née au XIXe siècle, quelque part entre l’Espagne, l’Amérique du Sud ou les Antilles, avec comme base du vin rouge, d’où son nom dérivé de sangre (« sang »). Hormis la sangria et le kir – deux apéritifs longtemps offerts dans les restaurants où la qualité n’était pas toujours au rendez-vous –, peu de recettes classiques nécessitent la présence de vin – blanc, rouge ou rosé – contrairement aux pétillants.











