Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Goût du Monde Le Goût du Monde Le Goût du Monde Vin rosé Vin rosé Vin rosé Longtemps cantonné à son image de vin d’été, le rosé souffre encore d’un paradoxe : apprécié de tous, il est rarement compris. Derrière la domination provençale se cachent des expressions régionales qui racontent chacune une autre histoire. Article réservé aux abonnés Et si on prenait un rosé bien frais ? La question est de saison, de température et de moment. L’été, c’est rosé. Et souvent, dans les discussions en vacances, entre amis ou en famille, les mots ne dépassent pas le stade de la couleur. On le préfère pâle à l’œil, sans trop savoir ce que ça donne en bouche – on le croit, à tort, moins fort en alcool. Quand un consommateur demande un rouge de la vallée du Rhône ou de Bordeaux, un blanc d’Alsace ou de Bourgogne, il sait très bien pourquoi : il a une idée du goût qu’il va découvrir en bouche. Pour le rosé, en revanche, le consommateur cherche rarement à savoir sa provenance et regarde peu l’étiquette. Dans la culture collective, cette couleur n’est pas portée par des terroirs, des cépages, une région. Très rarement un caviste ou un sommelier entendent le client demander un rosé du Languedoc ou de Loire. Sans doute, l’indication générique « Provence » est un gage de qualité, mais cela tient surtout au poids de cette région : neuf bouteilles sur dix produites en Provence sont rosées. Ça tient aussi au fait que cette région a imposé un standard coloré, très pâle, que l’on compare à celle d’une pelure d’oignon ou à un fruit estival – pêche, abricot, melon… Il vous reste 83.52% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.