Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Roumanie Roumanie Roumanie Le président centriste Nicusor Dan enchaîne les consultations après les échecs successifs de deux premiers ministres désignés, depuis la chute du gouvernement du libéral Ilie Bolojan, le 5 mai. Cette instabilité profite à l’extrême droite, qui réclame des élections législatives anticipées. Article réservé aux abonnés Difficile de suivre les jeux de pouvoir et les tractations politiques qui sont à l’œuvre, en Roumanie, depuis le 5 mai, lorsque les sociaux-démocrates (PSD) et l’extrême droite ont fait tomber le gouvernement du libéral Ilie Bolojan (PNL). Difficile, aussi, de comprendre les calculs du président centriste, Nicusor Dan, qui, depuis, à deux reprises, a vu le premier ministre qu’il a nommé échouer à obtenir une majorité au Parlement. Le 14 juin, le technocrate Eugen Tomac, 45 ans, s’est retiré avant même le vote de confiance. Lundi 22 mai, c’est le libéral Adrian Vestea, 52 ans, qui a dû jeter l’éponge, n’ayant obtenu que 189 voix sur les 233 nécessaires pour obtenir la majorité, faute d’avoir été soutenu par son propre parti, le PNL, dirigé par Ilie Bolojan. Les partisans de ce dernier accusent Adrian Vestea de les avoir trahis en négociant en catimini une alliance avec le PSD. Ces « putschistes », tels qu’ils sont qualifiés, se sont défendus, invoquant la stabilité et l’« intérêt national ». Mardi 23 juin, le président Nicusor Dan a repris les consultations avec les partis, espérant trouver une autre option. Les calculs sont compliqués pour ce mathématicien de formation, face à trois blocs parlementaires qui s’opposent, entre le PSD – dont le positionnement oscille entre gauche centriste et populisme conservateur –, le bloc centriste et libéral, et enfin l’extrême droite, principalement représentée par l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR), que Nicusor Dan ne veut pas au gouvernement. Il vous reste 76.74% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.