Le nouveau premier ministre roumain, Ilie Bolojan (première rangée, à gauche), et les membres de son cabinet se lèvent pendant l’hymne national au Palais du Parlement, à Bucarest, le 23 juin 2025. DANIEL MIHAILESCU/AFP
Après six mois de crise politique, un nouveau gouvernement issu d’une alliance entre partis pro-européens a été investi, lundi 23 juin, par les deux chambres du Parlement roumain, avec 301 voix sur 310 exprimées, sur un total de 464 sièges. Les partis d’extrême droite n’ont, eux, pas participé au vote. Trois jours plus tôt, après un mois d’intenses négociations, le nouveau président de la République, Nicusor Dan, élu le 19 mai, avait désigné son premier ministre : sans surprise, son choix s’est porté sur Ilie Bolojan, président du Parti national libéral (PNL) et président du Sénat depuis 2024.
Agé de 56 ans, ce réformateur a également été chef de l’Etat par intérim, de février à mai, après la démission du président Klaus Iohannis. Le mandat de ce dernier avait été prolongé par la Cour constitutionnelle, à la suite de l’annulation du scrutin présidentiel, en décembre 2024. Les autorités avaient constaté des irrégularités lors du premier tour, sur fond de soupçons d’ingérences russes.







