Nicusor Dan, président de la Roumanie, au palais présidentiel de Cotroceni, après avoir prêté serment au Parlement, à Bucarest, le 26 mai 2025. ANDREEA ALEXANDRU / AP

Au soir du second tour de l’élection présidentielle roumaine, le 18 mai, les partisans du centriste Nicusor Dan, élu face au nationaliste George Simion, ont éprouvé un immense soulagement. Cette victoire contre l’extrême droite a été célébrée aussi bien en Roumanie que dans le reste de l’Europe, après les six mois de tensions et d’incertitudes ayant suivi l’annulation du scrutin présidentiel, en décembre 2024.

Les autorités avaient constaté des irrégularités lors du premier tour, sur fond de soupçons d’ingérences russes. Mais le répit n’a été que de courte durée. Comme l’a déclaré le nouveau président le soir de sa victoire : « Une nouvelle étape commence. Dès demain, au travail ! »

Mathématicien de formation, Nicusor Dan, 55 ans, en est conscient : sa tâche sera ardue, compte tenu de la polarisation de la société roumaine et du climat de défiance envers les institutions qui règne dans le pays. Lors de sa cérémonie d’investiture, lundi 26 mai, à la Chambre des députés, il a prononcé un discours d’unité et évoqué un besoin de « changement fondamental ».