Des partisans de Nicusor Dan, après sa victoire à l’élection présidentielle, à Bucarest, lundi 19 mai 2025. ANDREEA ALEXANDRU / AP

Contre toute attente, Nicusor Dan a déjoué les pronostics en remportant, dimanche, le second tour de l’élection présidentielle en Roumanie, avec 53,6 % des suffrages, loin devant son rival nationaliste, George Simion, battu avec 46,4 % des voix. Avant la tenue du deuxième tour de scrutin, le maire centriste de Bucarest était pourtant décrit comme le mauvais cheval par les parieurs clandestins qui, dans le pays, misent des sommes d’argent sur l’un ou l’autre des candidats. N’avait-il pas recueilli seulement 21 % des votes au premier tour, contre 41 % pour Simion ?

Rattraper un tel écart semblait impossible. Les plus pessimistes craignaient que ce génie des mathématiques aux manières douces ne fasse pas le poids, comparé à son adversaire populiste, un ancien fan de foot séduit par la violence, un costaud plein de faconde, omniprésent sur les réseaux sociaux.

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