24 juin 2026 12:56Bruxelles se découvre aussi à travers son assiette. Voici les adresses que nous aimons particulièrement.Badi© Benjamin BaltusAprès un encensement de notre critique gastronomique, la tentation était trop forte d’essayer Badi en version restaurant. Derrière cette adresse saint-gilloise, un couple : Victoria Merret et Maxime Bourdigal. Lui en cuisine, elle en salle. Dans un décor brut et élégant articulé autour d’un grand comptoir en travertin, ils ont transformé leur ancien comptoir à cidres en une véritable table d’auteur. Et ce qu’on retient d’emblée, c’est leur sourire sincère et leur accueil chaleureux.Les plats se partagent et évoluent au fil des saisons : thon, shiso et bouillon, tartelette de petits pois, ricotta et parmesan ou encore une irrésistible ganache au chocolat, crumble, praliné et caramel. Côté boissons, le cidre reste au cœur du projet, accompagné d’une belle sélection de vins naturels. On est même revenus quatre jours plus tard, un dimanche soir, où Pascal Devalkeneer nous a confié que Badi était l’un de ses QG préférés. S’il fallait une preuve que cette adresse joue désormais dans la cour des grands, la voilà.Lire aussiLa Stazione AlimentariOn a connu Joseph Giammorcaro chez Mano à Mano, l’Italien en vue de la place Saint-Boniface. Depuis, il a également signé le succès de la pizzeria Marcella. Aujourd’hui, avec Lakhdar Hamina-Lakhdar, figure bien connue de la scène food bruxelloise, il remet le couvert avec La Stazione Alimentari, une adresse qui fait à la fois épicerie, traiteur et restaurant italien sur la chaussée d’Alsemberg.La Stazione, c’est la cantine italienne comme on les aime : nappes en papier, tableau noir, pasta del giorno et produits soigneusement sélectionnés. À la carte, les classiques transalpins sont exécutés avec justesse, du vitello tonnato à la scamorza alla pizzaiola. Mention spéciale aux spaghettis au beurre d’anchois et chapelure croustillante, un plat d’une simplicité désarmante que l’on commande en boucle. Une adresse de quartier que l’on aimerait garder secrète, mais dont tout le monde finit par parler. Môme© Augustin Lamasse & Garance HeinryDerrière Môme, il y a Emma Wayet et Raffi Vranckx. Deux visages encore poupons qui vous accueillent avec un enthousiasme contagieux et une sincérité désarmante. Dans les murs de l’ancien Bistro Madame, ils ont imaginé le bistrot de quartier dont tout le monde rêve : nappes vichy, tableau noir et cuisine qui évolue au gré du marché. À midi, la formule unique affiche un rapport plaisir-prix difficile à battre : deux services à 27 € ou trois services à 32 €.Le soir, l’ambition monte d’un cran. On y a dégusté un tartare de truite rafraîchissant, un lieu jaune au beurre satay et kale, ainsi qu’une mémorable tourte de cochon aux asperges et morilles à partager. Passé par Bozar, La Villa in the Sky et Au Repos de la Montagne, Raffi cuisine avec une précision qui trahit les belles maisons. Un vrai bistrot de quartier, oui. Mais de ceux qui font parler toute la ville.Eliane© Stefaan TemmermanL’adresse gastronomique étoilée de notre sélection. On a connu Kobe Desramaults chez In De Wulf, puis chez Chambre Séparée à Gand. Le voilà désormais installé à Bruxelles, dans les anciens bâtiments de PIAS. Et c’est à chaque fois la même chose : la claque, l’émotion. Eliane, prénom de sa grand-mère à qui il rend hommage, mêle quelques tables, un comptoir face à la cuisine, des vinyles qui tournent et un chef qui passe parfois d’une assiette à un disque en plein service. Une ambiance détendue, loin des codes parfois trop rigides de la gastronomie.Dans l’assiette, sa signature reste intacte : une cuisine précise et libre. Parmi les 15 réjouissances, on retient notamment un bonite-tourteau-chou-rave, un turbot-livèche-huître Gillardeau, un risotto à la moule et au vin jaune ou encore un agneau décliné en plusieurs préparations. Mention spéciale au sommelier, dont les accords et les histoires de belles quilles participent largement au plaisir du repas. Une table où l’on revient autant pour la cuisine que pour l’énergie que Kobe et sa garde y insufflent.Lire aussiCertoOn y va pour manger italien, bien sûr. Mais on y va aussi pour Federico. Romain pur jus, Federico Mazzoni ne transige pas avec les traditions : pas de parmesan sur les pâtes au poisson, le cappuccino réservé au petit-déjeuner et, en cas de sacrilège imminent, il y a de fortes chances qu'il vous le fasse remarquer. Avec franchise et conviction. Mais derrière ce tempérament bien trempé se cache surtout un passionné, amoureux de son Italie, de sa cuisine et, plus encore peut-être, du vin.Chez Certo, les bouteilles occupent une place centrale et les conseils de Federico valent souvent autant que le repas lui-même. Difficile de ne pas succomber au fameux cacio e pepe, mais aussi à une cuisine italienne plus personnelle, parfois plus pointue, où l'on croise aussi bien une calamarata au pesto de pistache et guanciale qu'une bruschetta à la crème d’artichaut, scamorza et asperges. Petit extra : suivez son Insta, qui nous régale chaque jour d’images décalées, voire complètement barrées, pour annoncer le lunch du jour.Lire plusNos adresses préférées pour boire un verre à BruxellesBruxelles côté nuit : nos plus belles adressesLes boutiques qui font le style de Bruxelles
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