Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Isabelle Chaperon chroniqueuse au service Economie La start-up alsacienne Swap Food, qui misait sur des produits imitant la texture fibreuse de la viande ou du poisson, a été placée en liquidation judiciaire. En France comme aux Etats-Unis, les sociétés positionnées sur ce segment sont à la peine, observe Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ». Publié aujourd’hui à 11h30 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Il va bien falloir changer notre alimentation pour répondre aux enjeux en matière de santé, d’environnement et de bien-être animal. Cela justifie-t-il la prolifération des offres de lardons végétaux et autres pastiches de viande ? Certainement pas, au vu des difficultés que traversent les acteurs de la filière. La start-up alsacienne Swap Food, anciennement nommée Umiami, va cesser son activité lundi 15 juin. La chambre commerciale du tribunal de Paris a confirmé, mercredi 10 juin, sa liquidation judiciaire. Soixante-six salariés, dont 48 employés dans l’ancienne usine Knorr, à Duppigheim (Bas-Rhin), vont perdre leur emploi, a déclaré, à l’Agence France-Presse, Hervé Salomon, le directeur général de l’entreprise. En 2020, pourtant, ses créateurs espéraient bien changer, sinon le monde, du moins le contenu des assiettes avec leur procédé « unique au monde » capable d’imiter la texture fibreuse de la viande ou du poisson. Quatre ans plus tard, ils ouvraient une usine saluée comme le symbole de la « réindustrialisation à la française » par Bpifrance. Quelque 100 millions d’euros de financements ont été réunis sur ce projet, dont plus de 10 millions d’euros de subventions. Comme toutes les start-up industrielles, Swap Food a été rattrapée par des problèmes de coûts de fabrication, de chaîne logistique. Et surtout, les consommateurs n’ont pas suivi. Même si « la tendance est à la croissance pour l’alimentation végétale, le rythme de cette croissance est plus lent que prévu », regrette Hervé Salomon. D’autant que le positionnement haut de gamme des produits Swap Food, vendus à environ 20 euros le kilo à la restauration surtout, a freiné les appétits. Il vous reste 39.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« La prolifération des offres de lardons végétaux et pastiches de viande se justifie-t-elle ? Certainement pas, au vu des difficultés des acteurs de la filière »
CHRONIQUE. La start-up alsacienne Swap Food, qui misait sur des produits imitant la texture fibreuse de la viande ou du poisson, a été placée en liquidation judiciaire. En France comme aux Etats-Unis, les sociétés positionnées sur ce segment sont à la peine, observe Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».









