Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Isabelle Chaperon Chroniqueuse au service Economie Alors qu’un adulte américain sur huit s’est vu prescrire un analogue GLP-1, ces molécules qui coupent l’appétit, les industriels de l’agroalimentaire notent une chute de la consommation de chips et de soda, tandis que des investisseurs misent sur le renouvellement de la garde-robe d’une partie de la population, constate Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ». Publié aujourd’hui à 11h00 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Un médicament peut-il influencer les ventes de soutiens-gorge, la taille des canettes de soda et la consommation de carburant dans les avions ? Peut-être. A mesure qu’ils se répandent dans les boîtes à pharmacie, les traitements anti-obésité, commercialisés notamment par les laboratoires Novo Nordisk et Eli Lilly, provoquent des changements de consommation, réels ou supposés, qui mettent en ébullition des pans entiers de l’économie. Alors qu’un adulte américain sur huit s’est vu prescrire un analogue GLP-1, le petit nom de ces molécules révolutionnaires, les industriels de l’agroalimentaire sont aux premières loges pour observer le recul des ventes de chips, de sucreries et même d’alcool. Pepsi et Coca-Cola écoulent de plus en plus de mini-canettes. Le confiseur américain Hershey signale, lui, une hausse de 8 %, entre janvier et mars, des ventes de ses pastilles Ice Breaker, remèdes contre l’« haleine Ozempic », du nom d’un de ces médicaments. Evidemment, les industriels tentent de se positionner sur les segments porteurs. Nestlé a annoncé, mercredi 3 juin, le rachat de la totalité du capital de l’allemand Yfood. Le suisse détenait, depuis 2023, 49 % de cette start-up qui fabrique des substituts de repas et vise à « remplacer la malbouffe ». En mars, Danone avait mis la main sur le britannique Huel, un autre acteur de la nutrition qui surfe sur les besoins des patients sous GLP-1 de compléter leur alimentation en protéines ou en fibres. Il vous reste 46.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.