Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Distribution / agroalimentaire Distribution / agroalimentaire Distribution / agroalimentaire S’appuyant sur des témoignages de cadres et d’anciens cadres de l’agroalimentaire et de la distribution, Inside Track France dénonce une « course aux prix bas », dans le sillage du rapport sur les marges de la commission d’enquête du Sénat. Article réservé aux abonnés « La course aux prix bas dictée par la grande distribution est l’élément qui conditionne et pilote toute la chaîne agroalimentaire. Elle se matérialise par des négociations commerciales de plus en plus dures, année après année », raconte un cadre d’une entreprise agroalimentaire, qui a souhaité conserver l’anonymat. Il évoque des réunions dans les box de négociations de la grande distribution qui se prolongent parfois jusqu’à 23 heures le soir et se poursuivent par des appels téléphoniques à 3 heures du matin. « Tout est fait pour que l’industriel soit en position de faiblesse, poursuit-il. Pendant les discussions, certains de nos produits ont été sortis des rayons. Cette année, nous n’avons pas lâché sur nos demandes tarifaires. Mais, après, il y a eu des sanctions, avec des suppressions de certaines références de nos gammes. » Comme une quinzaine d’autres cadres dirigeants, directeurs et responsables seniors de l’agroalimentaire et de la grande distribution qui ont demandé la confidentialité par crainte de représailles, il a choisi de prendre la parole pour faire le procès d’un système. Ces prises de position d’« insiders », recueillies par l’ONG Inside Track France, nourrissent un rapport publié mardi 2 juin par cette dernière, intitulé « La course aux prix bas de l’alimentation ne fait pas disparaître les coûts. Elle les déplace ». « Le message que nous voulons faire passer est simple : la course aux prix bas empêche la transition écologique et sociale, et elle génère des coûts cachés », souligne Inside Track France. Il vous reste 76.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.