Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Premiers tafs Premiers tafs Premiers tafs Un fantôme, un robot, un expert… Les deux spécialistes du management ont cartographié des « personnages » récurrents joués par les salariés dans le monde du travail. Au risque de créer un sentiment de dissonance, expliquent-ils dans un entretien au « Monde ». Article réservé aux abonnés Qui a déjà eu l’impression d’être enfermé dans un rôle au travail ? Pourquoi est-ce aussi difficile de sortir du « script » ? Dans la lignée de sociologues comme Erving Goffman (1922-1982), qui a théorisé la manipulation des « façades sociales » et la mise en scène du quotidien, les chercheurs en gestion Thomas Simon (Montpellier Business School) et Mélia Arras-Djabi (Institut d’administration des entreprises Paris-Sorbonne) font un lien entre l’entreprise comme temple du simulacre et la crise de vocation d’une certaine partie de la jeunesse. Pour Le Monde, ils partagent les conclusions de leur article « L’entreprise : un bal masqué. Des usages du masque et du costume dans les organisations », à paraître en octobre dans l’ouvrage collectif Individu, travail, organisation, gestion et société (Presses de l’université Laval). Vous avez identifié plusieurs types de « masques » portés par les salariés et les jeunes diplômés. Quels sont-ils ? A quoi servent-ils ? Nous avons identifié six masques particulièrement prisés sur la scène professionnelle. On y retrouve le masque de l’expert, très valorisé dans le conseil ou l’enseignement, celui de l’intellectuel, souvent utilisé pour faire bonne figure et s’intégrer dans certains milieux où prédomine un paraître culturel spécifique, ou encore le masque de la personne sympathique, porté pour être inclus dans le groupe de travail, se positionner en « mascotte » ou en boute-en-train afin de faciliter son intégration et, parfois, favoriser sa carrière. Il vous reste 72.82% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.