Idées et débatsJulia de Funès : ses chroniques dans L'ExpressChronique. Tests de personnalité, méthodes de communication... Les outils censés mieux comprendre les individus n'ont jamais été aussi nombreux. Mais les collaborateurs se sentent-ils réellement mieux compris ? Publié le 06/07/2026 à 11:45bookmark"Le management devrait être, par excellence, une discipline humaniste : il n’administre pas des machines mais des êtres humains", souligne la philosophe Julia de Funès.Charlotte Krebs / L'Express"Ce n’est pas l’outil le problème, c’est l’usage que l’on en fait." La formule est devenue un réflexe. On l’entend à propos des réseaux sociaux, de l’intelligence artificielle, mais aussi de nombreuses méthodes managériales. Si un outil enferme les collaborateurs dans des cases ou rend les échanges artificiels, ce ne serait jamais la faute de l’outil. Seulement de celui ou celle qui l’utilise. L’argument paraît frappé au coin du bon sens. Pourtant, tous les outils ne se valent pas. Certains développent notre intelligence ; d’autres s’y substituent. Certains élargissent notre compréhension du réel ; d’autres la réduisent à un modèle. Oui, n’en déplaise aux marchands de méthodes et aux adeptes d’outils, il en existe de très mauvais. Le management en a abondamment consommé. Depuis plusieurs décennies, il multiplie les modélisations censées mieux comprendre les individus. Le résultat est-il à la hauteur de la promesse ? Les collaborateurs se sentent-ils réellement mieux reconnus, mieux considérés, mieux compris ?.