Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Management Management Management Chronique Jules Thomas Face à la récente et rapide expansion des jeux simulant des métiers, les chercheurs se penchent sur les différentes visions de l’emploi qui sont représentées. Les revendications salariales en sont systématiquement absentes, observe, dans sa chronique, le journaliste du « Monde » Jules Thomas. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Carnet de bureau. Encaisser des clients et faire de la mise en rayon sur Supermarket Together. Préparer ses récoltes et réparer son tracteur sur Farming Simulator. Enchaîner les corvées pour rembourser un prêt immobilier sur Animal Crossing. Tenir à flot une université, en augmentant les frais de scolarité ou en vendant ses recherches aux entreprises privées, sous peine d’être mal noté par des auditeurs externes dans Two Point Campus. Se retrouver, même, dans la peau d’un agent de contrôle aux frontières dans Papers, Please. Comment le travail est-il représenté dans le jeu vidéo ? Les joueurs sont-ils des formes de travailleurs, managés par des développeurs qui les guident par des récompenses et des sanctions ? Autant de questions auxquelles étaient invités à répondre les participants à la journée d’études « Management Simulator » (« simulateur de management »), organisée le jeudi 11 juin à l’université Paris-Dauphine-PSL. En 2025, 40,2 millions de Français ont joué au moins une fois dans l’année, selon le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs. De quoi rendre légitime l’étude de ces objets et de ce qu’ils disent de notre société, selon les organisateurs, qui se sont aussi intéressés aux séries télé. Il vous reste 70.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Dans les jeux vidéo, une représentation simplifiée et édulcorée du travail
CHRONIQUE. Face à la récente et rapide expansion des jeux simulant des métiers, les chercheurs se penchent sur les différentes visions de l’emploi qui sont représentées. Les revendications salariales en sont systématiquement absentes, observe, dans sa chronique, le journaliste du « Monde » Jules Thomas.
Les jeux vidéo comme Supermarket Together ou Farming Simulator simulent le travail de façon édulcorée; 40,2 millions de Français y ont joué en 2025. L'absence systématique de revendications salariales révèle comment ces jeux véhiculent une vision du travail réduite au management via récompenses et sanctions.







