Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Union européenne Union européenne Union européenne Tribune Chloé Ridel Députée européenne La députée européenne Chloé Ridel estime, dans une tribune au « Monde », que la condamnation en appel de Marine Le Pen dans le procès des assistants parlementaires européens du Front national ne marque pas la fin de l’impunité à Strasbourg. Publié aujourd’hui à 18h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Assistants fictifs, détournement de fonds au profit de structures proches du clan Le Pen et de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national (RN)… Les principales affaires de corruption liées au RN [qui a succédé au Front national, en 2018] concernent toutes le Parlement européen. On pourrait croire que la condamnation en appel de Marine Le Pen [à quarante-cinq mois d’inéligibilité, dont trente avec sursis, ainsi qu’au port d’un bracelet électronique pendant un an], mardi 7 juillet, sonne la fin de l’impunité. Rien n’est plus faux. En tant que présidente de l’intergroupe anticorruption au Parlement européen, je veux lancer l’alerte. Près de quatre ans après le scandale du Qatargate, malgré les réformes promises par la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, celui-ci ne s’est toujours pas doté de règles suffisamment strictes pour prévenir la corruption et les conflits d’intérêts, ni d’institutions indépendantes chargées de les faire appliquer. Près d’un tiers des députés européens – plus de 200 élus – perçoivent des revenus issus d’activités extérieures à leur mandat. Avocats, médecins, consultants, administrateurs en conseil d’administration d’entreprises… La grande majorité des députés qui entretiennent des activités parallèles le font en lien avec des entités privées lucratives. Cela leur rapporte en moyenne 29 000 euros par an, selon l’association Transparency International. Il n’existe aucun plafond de revenus, ni de liste précise d’activités prohibées. Ainsi, il est permis d’être député et lobbyiste ! Un député tchèque peut travailler au Parlement sur la réglementation de l’industrie automobile, tout en étant consultant pour ce secteur. Tout comme un député français proche d’Eric Ciotti [maire Union des droites pour la République de Nice] peut siéger à la commission de la santé publique, sans déclarer les rémunérations qu’il perçoit de laboratoires pharmaceutiques en tant que médecin. Ce ne sont pas des cas isolés. Il vous reste 67.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Le Parlement européen ne s’est toujours pas doté de règles suffisamment strictes pour prévenir la corruption et les conflits d’intérêts »
TRIBUNE. La députée européenne Chloé Ridel estime, dans une tribune au « Monde », que la condamnation en appel de Marine Le Pen dans le procès des assistants parlementaires européens du Front national ne marque pas la fin de l’impunité à Strasbourg.
















