Gauche(s)

La condamnation de Marine Le Pen ouvre à la gauche un boulevard pour mettre les sujets de probité et d’éthique au cœur de la campagne présidentielle. Pour l’instant, le boulevard est dépeuplé et les réactions sommaires.

Toutes sont indignées. Toutes dénoncent une candidate lancée dans une campagne qu’elle pourrait finir un bracelet électronique à la cheville. Pour autant, les figures de la gauche n’ont pas prévu de convertir la double condamnation de Marine Le Pen en sujet politique. La probité ne passionnerait pas les Français·es, plaident les un·es ; le « lawfare » serait une arme politique, avancent d’autres. Comme lors de l’entrée en prison de Nicolas Sarkozy à l’automne 2025, une partie de la gauche n’a rien à dire – ou presque.