Un ange est passé quand la juge a appelé le nom de Marine Le Pen, dans la chaleur étouffante de la cour d’appel de Paris. La politicienne d’extrême droite, vêtue d’un tailleur rose et silencieuse depuis son arrivée en cour, s’est levée pour écouter le long énoncé de sa peine, impassible. Condamnée à nouveau mardi pour détournement de fonds publics, elle reste toutefois dans la course à la présidence, la peine ayant été réduite par rapport à sa condamnation en première instance.Aussitôt la prévenue rassise, la salle d’audience s’est remplie du bruissement des journalistes et des membres du public s’interrogeant sur les répercussions de la sanction. Marine Le Pen elle-même s’est longuement tournée vers ses avocats, peut-être surprise malgré des mois d’anticipation.En réduisant la peine d’inéligibilité, la cour d’appel lui a donné la possibilité de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, à condition de faire une partie de la campagne en portant un bracelet électronique — une possibilité qu’elle avait fermement écartée dans les dernières semaines.Quelques heures plus tard, au téléjournal de TF1, la candidate a annoncé choisir une autre voie, tout en officialisant le maintien de sa candidature. « Comme j’ai la possibilité de faire un pourvoi en cassation, ce qui n’était pas obligatoirement le cas des autres hypothèses, et que le pourvoi en cassation suspend les effets de l’arrêt, je ferai donc campagne sans bracelet électronique », a justifié la candidate, prenant le présentateur de cours.
Marine Le Pen condamnée, mais en selle pour la présidentielle
La justice lui laisse «le choix de se présenter, tout en la condamnant de manière visible», dit un expert au «Devoir».










