Les dirigeants de gauche ne mâchent pas leurs mots après la condamnation en appel de Marine Le Pen dans l'affaire des députés parlementaires ce mardi 7 juillet. Condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, à trois ans de prison, dont un ferme, qui devrait être réalisé sous bracelet électronique. Si sa condamnation ne l'empêche pas de se présenter comme candidate à l'élection présidentielle de 2027, Marine Le Pen avait elle-même déclaré qu'elle ne comptait pas faire campagne sous bracelet électronique, même si elle n'a pas encore confirmé ou non sa candidature.
Pour la gauche, une candidature de la cheffe du RN serait difficilement acceptable après cette condamnation. Marine Le Pen "est une délinquante, voilà la seule conclusion qu'on peut tirer de cette décision de justice (...) elle est coupable de détournement de fonds publics et le RN a été condamné pour détournement de fonds publics. (...) Elle est coupable et c'est une délinquante", a asséné le président du groupe PS à l'Assemblée, Boris Vallaud.
"Quand on est candidat à la plus haute fonction présidentielle, on doit pouvoir se montrer exemplaire, ce qui n'est pas le cas", a pour sa part estimé le premier secrétaire du PS Olivier Faure. "Une telle condamnation, quel que soit l'aménagement de la peine, ne peut permettre de se présenter devant les Français", a pointé le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel.












