05 juillet 2026 06:45Le chef Timon Michiels nous ouvre les portes de sa journée d’été parfaite: du bar en croûte de sel, comme le faisait son père, jusqu’à une arrivée en hélicoptère à Maurice. Et une confession, aussi, sans détour: "Je ne comprends pas pourquoi on commanderait une sangria."Ces dernières semaines ont eu un goût particulier pour Timon Michiels. D’un côté, il vient de sortir son deuxième livre, Timon takes it easy, bourré de recettes accessibles, dans la veine de celles qu’il partage sur les réseaux sociaux. De l’autre, fin juin, le jeune chef a signé son dernier shift au restaurant Carcasse, à Knokke-Heist. Il mijote déjà de nouveaux projets (mais il ne peut, pour l’instant, pas en dire plus). Et surtout, il se réjouit d'entamer l’un de ses tout premiers étés vraiment libres depuis des années."Je vais surtout me reposer", sourit-il. "Ces dernières années, j’ai travaillé énormément, et il n’y avait souvent pas le temps de faire grand-chose en été." Quelques festivals sont au programme. Et puis Bilbao, pour quelques jours, histoire d’aller enfin pousser la porte de restaurants qu’il suit depuis longtemps.(Re)découvrir la Belgique: Hasselt et une adresse à retenirCes derniers temps, il s’applique aussi à explorer davantage la Belgique. Et Hasselt l’a surpris. "Surtout le soir, l’ambiance en ville était vraiment chouette, avec des terrasses agréablement remplies." Pour manger, il glisse une adresse: Osteria Moretti. "Le couple qui la tient combine un traiteur et un bar à lunch. Leurs pâtes maison sont particulièrement recommandées.""Le Burnt Ends, à Singapour, est l’un de mes restaurants préférés de tous les temps." Timon MichielsChefLe Sud de la France et le bar en croûte de sel "à la façon de mon père"Les étés de son enfance, eux, sentent le sud de la France. "On y allait très souvent. En plus d’une tapenade et de petits anchois à l’apéritif, le bar en croûte de sel de mon père était un incontournable." Petit, il avait droit au rituel: l’accompagner au marché, choisir un beau bar, puis le farcir d’herbes et de citron. Un plat de famille, toujours au menu aujourd’hui. Avec une nuance qui le fait rire: "Sauf que maintenant, on attend plutôt de moi que je le prépare." (rires)Le chef invité rêvé: Dave Pynt (Burnt Ends, Singapour)S’il pouvait inviter un chef à cuisiner avec lui? Il cite Dave Pynt, de Burnt Ends, à Singapour. "En résumé, c’est l’un de mes restaurants préférés de tous les temps." Il se souvient d’un plat au king crab goûté sur place: "Rien que pour ça, je reprendrais l’avion demain." Son scénario idéal: un barbecue à quatre mains. "Moi, je m’occupe de la viande, et lui peut amener ce king crab.""Avec un Campari tonic ou un Americano, tu me rends toujours heureux."Timon MichielsChefUne journée parfaite: soleil, sable et KYC à Saint-IdesbaldPour lui, rien ne bat "une journée au soleil, les pieds dans le sable". À Saint-Idesbald, il a son spot: le club de voile KYC, avec "une magnifique terrasse". Son père a une maison de vacances dans les environs, qu’il avait un peu "réquisitionnée" ces dernières années, happé par son travail chez Carcasse. Et certains jours s’étirent sans qu’on les voie passer: "Il y a des jours où j’arrive à onze heures du matin avec des amis et où on y est encore à une heure du matin." La vibe, la carte, et la possibilité d’aller se rafraîchir dans l’eau quand on veut: "Le rêve, non?"Apéros: Campari tonic, Americano… et le "Pompton"Côté verres, il a ses classiques: "Avec un Campari tonic ou un Americano, tu me rends toujours heureux." Mais l’été a son rituel: un mocktail, bu "par litres". Son nom: le Pompton, mélange de jus de pamplemousse et de tonic. "Je n’en bois pas de toute l’année, jusqu’à ce que l’été arrive."Il cite aussi ses bars préférés. Fugazi, à Gand, en faisait partie, "mais ils ont malheureusement fermé leurs portes l’an dernier". Reste une autre option: The Cobbler, au Graslei, "un chouette bar", avec "une belle terrasse".Destination: Ibiza, encore et toujoursIl y est retourné récemment. Malgré ça, sa réponse reste la même: Ibiza. "J’essaie d’y aller deux fois par an, quelques jours. À deux heures de vol, tu es au paradis sur terre." Chaque année, de nouvelles adresses s’ajoutent à la liste. Il évoque StreetXO: le chef "a remporté Masterchef en Espagne il y a quelques années" et possède son propre restaurant à Madrid. À Ibiza, l’adresse se veut "un peu plus casual". Et elle est "très connue pour ses cocktails". Sur place, il a bu un Tom Kha Kai servi avec "une huître où l’on retrouvait toutes les saveurs"."La sangria, c’est souvent juste des restes qu’on verse ensemble."Timon MichielsChefMaurice, version cinéma: One&Only Le Saint Géran et arrivée en hélicoptèreAutre souvenir marquant: un pop-up avec Carcasse au One&Only Le Saint Géran, à Maurice. "Cet endroit sort tout droit des films." Le décor est à la hauteur: on vient vous chercher en hélicoptère, on peut plonger le matin… "C’est une île super petite, mais la nature est phénoménale." Il se revoit aussi passer "une demi-journée" à simplement flâner sur des petits marchés locaux, pour goûter toutes les spécialités.Le grand incompris: la sangria"Ça peut aussi être une boisson?" Il n’hésite pas: la sangria. "Franchement, je ne comprends pas." Lors de son dernier passage à Ibiza, il a vu défiler des litres, alors que, selon lui, c’est souvent "juste des restes qu’on verse ensemble". Et puis vient la facture: "Ils appellent ça sangria royale et tu paies vingt euros pour un verre. Pourquoi?"Le truc à éviter: le bus à ciel ouvert... sous la pluie londonienneEnfin, un mauvais souvenir, bien net. L’an dernier, à Londres, il s’est laissé tenter par une balade en bus à ciel ouvert. Il faisait beau, l’idée semblait bonne, pratique même pour traverser la ville. Sauf que la météo a tourné. "Une demi-heure après notre départ, il s’est mis à pleuvoir à verse. C’était vraiment catastrophique, plus jamais." (rires)Lire plusSerie d'été 'Sabato Gelato' chez Crème à l’Aise à KnokkeDans la valise de l'artiste et designer belge, Kimy GringoireL’été des festivals de Triggerfinger: transpirer en Café Costume et REantwerp