Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Tribune François Galichet Professeur émérite de philosophie Le professeur émérite de philosophie François Galichet estime, dans une tribune au « Monde », que des élections législatives anticipées obligeraient les candidats à se plier aux règles du jeu parlementaire plutôt qu’à se perdre dans des questions secondaires. Publié aujourd’hui à 13h59 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés De nombreux citoyens et commentateurs de la vie politique déplorent depuis longtemps les dérives du système présidentialiste français. Il focalise le débat politique sur les personnes plutôt que sur les projets, favorise la multiplication des candidatures plutôt que les alliances, et privilégie l’emballement médiatique, les « petites phrases » et les propositions provocantes plutôt que la réflexion de fond. Enfin, il constitue une exception unique par rapport à nos voisins européens, qui sont nombreux à pratiquer la démocratie parlementaire. La campagne qui s’annonce en vue de l’élection présidentielle du printemps 2027 confirme ce diagnostic. A gauche comme à droite, les candidats potentiels multiplient les annonces fracassantes. Ils se déchirent sur des questions secondaires, comme celle de savoir s’il faut ou non une primaire pour départager les postulants. Il existe pourtant une façon simple de prévenir ces dérives et de revenir à la vérité de la Constitution, qui dispose que c’est le gouvernement, responsable devant le Parlement, qui détermine et conduit la politique de la nation (article 20), et non le président. Ce serait de dissoudre une nouvelle fois la Chambre des députés juste avant la présidentielle. L’annonce d’une dissolution obligerait les partis à négocier entre eux un programme et à nouer des alliances avant les élections. Le délai d’un an prescrit avant toute nouvelle dissolution s’impose à l’institution présidentielle elle-même, et non à la personne du président. L’article 12 de la Constitution dispose : « Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l’année qui suit ces élections. » Le texte ne dit pas : « Le même président ne peut… », mais « Il ne peut être procédé ». « Bal des ego » Autrement dit, après une dissolution et les élections législatives qui s’ensuivent, aucune nouvelle dissolution n’est possible pendant un an, même si, entre-temps, un nouveau président de la République est élu. C’est un point fréquemment relevé par les constitutionnalistes : une dissolution tardive peut « lier les mains » du successeur pendant plusieurs mois. Il vous reste 42.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Une dissolution de l’Assemblée avant l’élection présidentielle obligerait les partis politiques à négocier un programme et à nouer des alliances »
TRIBUNE. Le professeur émérite de philosophie François Galichet estime, dans une tribune au « Monde », que des élections législatives anticipées obligeraient les candidats à se plier aux règles du jeu parlementaire plutôt qu’à se perdre dans des questions secondaires.












