Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Tribune Collectif Dans une tribune au « Monde », un collectif d’universitaires et de membres de la société civile explique son choix d’organiser une convention citoyenne sur la démocratie. Publié aujourd’hui à 09h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Le quinquennat qui se termine manifeste l’essoufflement du système politique français. Le divorce entre les citoyens, les citoyennes et leur classe politique semble consommé. Sans être nouvelle, la crise de la démocratie prend aujourd’hui un tournant inédit. Qu’ils pétitionnent, manifestent ou votent, les Français ont le sentiment de ne pas être écoutés et encore moins entendus. Ce qu’ils perçoivent du monde institutionnel alimente, au mieux, des désillusions et diverses formes d’évitement. L’absence de majorité à l’Assemblée nationale, le recours accru à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, les difficultés à nommer un premier ministre, le déficit de représentativité des élus, la brutalisation de la vie politique accentuent une défiance populaire déjà marquée. Les Français se détournent de la politique institutionnelle, perçue comme ésotérique, voire menaçante ; l’abstention s’amplifie, en particulier chez les jeunes et les plus fragiles, l’indifférence alimentée par le sentiment d’impuissance s’accroît aussi, qui abîme autant, si ce n’est plus, que la colère. L’expérience d’une démocratie qui ne semble que de façade nourrit en outre des aspirations autoritaires qui menacent les fondements mêmes du régime. Les débats sur les modalités de restauration de la confiance sont nombreux. Certains considèrent qu’il faudrait changer de République, réécrire la Constitution, revoir l’équilibre des pouvoirs en redonnant davantage de poids au Parlement ou, au contraire, au président. D’autres pensent qu’il faudrait changer les manières de voter, introduire un nouveau mode de scrutin ou une dose de proportionnelle ; d’autres encore estiment que les citoyennes et les citoyens doivent être davantage consultés grâce au référendum ou à une démocratie plus participative ; que le régime doit être réformé pour permettre une représentation plus juste des intérêts. Ces débats sont parfois contradictoires, ils sont souvent techniques et semblent surtout réservés aux plus informés alors qu’ils devraient être, selon nous, l’affaire de toutes et tous. Il vous reste 67.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.