Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Chronique Françoise Fressoz La compétition qui vient de s’ouvrir entre Gabriel Attal, Edouard Philippe et Bruno Retailleau en vue de l’élection présidentielle de 2027 ne fige pas le jeu au sein du bloc central. Un nombre impressionnant de prétendants se tiennent prêts au cas où aucun des trois ne parviendrait à enclencher une dynamique suffisante, remarque, dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ». Publié aujourd’hui à 05h15 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés La déclaration de candidature à l’élection présidentielle du secrétaire général de Renaissance, vendredi 22 mai, à Mur-de-Barrez, (Aveyron) inaugure une période d’intense campagne au cours de laquelle, à coups de meetings, d’interviews et de rencontres avec les Français, deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Edouard Philippe, vont se jauger et tenter de démontrer que l’un est meilleur que l’autre. Au sein de ce qu’il est convenu d’appeler le « bloc central » et dont les frontières apparaissent pour le moins fluctuantes, la compétition ne se limite cependant pas aux deux hommes. Il faut aussi compter avec l’ambition de Bruno Retailleau, le président du parti Les Républicains (LR), qui s’est fait désigner candidat par les militants à la mi-avril après avoir claqué la porte du premier gouvernement Lecornu et qui fait, depuis, assaut de critiques acerbes et de propositions chocs. Mais le plus étonnant dans la situation actuelle est qu’il existe un banc de touche fourni, composé d’hommes et de femmes sûrs de leur valeur qui observent avec attention ce trio qui a osé se lancer dans le grand bain de la campagne présidentielle et seraient tout prêts à s’y jeter à leur tour si aucun des trois ne parvenait à plier le match. Faute de mieux, le juge de paix est tout désigné : les sondages qui devront démontrer la double capacité de tel ou tel candidat déclaré à dominer son camp et à vaincre l’extrême droite. La phrase prononcée par Gérald Darmanin dans Le Journal du dimanche (daté du 24 mai) résume assez bien l’état d’esprit de ceux qui attendent leur heure : « Je prendrai ma décision en fonction du seul intérêt de mon peuple », y déclare le garde des sceaux mi-figue mi-raisin à l’égard d’Edouard Philippe, qu’il considère actuellement comme le mieux placé tout en mettant au défi son ami de rassembler sur son nom les électeurs de Bruno Retailleau, décrit comme le représentant de « la droite conservatrice », ceux de Gabriel Attal, considéré comme le candidat de « la social-démocratie progressiste », et ceux de Gérald Darmanin, qui se présente comme le héraut de « la droite sociale ». Il vous reste 67.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Présidentielle 2027 : « Le fait que le banc de touche soit aussi garni à un an de l’élection n’est pas forcément un signe de mauvaise santé démocratique »
CHRONIQUE. La compétition qui vient de s’ouvrir entre Gabriel Attal, Edouard Philippe et Bruno Retailleau en vue de l’élection présidentielle de 2027 ne fige pas le jeu au sein du bloc central. Un nombre impressionnant de prétendants se tiennent prêts au cas où aucun des trois ne parviendrait à enclencher une dynamique suffisante, remarque, dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».
Attal, Philippe et Retailleau se disputent la présidentielle 2027 au sein du bloc central, pendant qu'un large banc de candidats potentiels attend que les sondages désignent un leader capable de dominer son camp et de battre l'extrême droite. La fragmentation du centre-droit en trois courants distincts — progressiste, conservateur et social — laisse le match ouvert et fait des sondages le seul arbitre crédible avant le vote.
















