Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Chronique Françoise Fressoz Editorialiste au « Monde » Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », établit une typologie des différents prétendants à l’Elysée. Contre toute attente, analyse-t-elle, l’esprit de sérieux pourrait finir par l’emporter tant le pays est confronté à des défis existentiels. Publié aujourd’hui à 05h30 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Tant de candidats se pressent aux portes de l’élection présidentielle de 2027 qu’une typologie s’impose pour tenter d’y voir un peu plus clair dans ce qui ressemble, à ce stade, à un marigot. La première catégorie a un côté désespéré. Elle rassemble ceux qui savent qu’ils n’ont aucune chance, mais qui tentent, par leur déclaration, de maintenir un minimum d’autorité sur leur propre formation politique. Le cas de Marine Tondelier est, à cet égard, emblématique. Largement réélue à la tête de son parti en avril 2025, animée de grandes ambitions pour elle et pour la cause qu’elle défend, la secrétaire nationale des Ecologistes s’est déclarée, quelques mois plus tard, candidate à la primaire unitaire de la gauche sans parvenir à concrétiser quoi que ce soit depuis : cette primaire en est restée au stade du mythe, et l’autorité de Mme Tondelier en interne a considérablement faibli. Son parti est aujourd’hui écartelé entre les partisans d’une candidature autonome, les défenseurs d’un ralliement au leader de La France insoumise, Jean-Luc Melenchon, et ceux d’un rapprochement avec le centre gauche. Ces divisions sont d’autant plus cruelles que jamais la cause écologique n’est apparue aussi vitale ; elles consacrent l’incapacité endémique de cette formation politique à prendre le leadership sur la gauche après les désastres électoraux vécus par le Parti socialiste (PS) depuis 2017. Dans la deuxième catégorie se classent des candidatures de survie, illustrées notamment par le cas de Bruno Retailleau. Le président du parti Les Républicains (LR) tente de démontrer que son mouvement, vestige d’une droite républicaine longtemps dominante sous la Ve République, est encore en mesure d’imposer son imprimatur après le cruel échec de Valérie Pécresse lors de la présidentielle de 2022 (4,8 % des suffrages exprimés). Son pari est d’autant plus risqué que lui aussi est soumis à une importante contestation interne et que sa réussite dépend de deux phénomènes aléatoires qui doivent, en outre, se produire de façon simultanée : il s’agit de faire revenir vers la droite des électeurs qui votent aujourd’hui pour le Rassemblement national (RN) et, simultanément, de dégonfler la candidature de centre droit incarnée par le président du parti Horizons, Edouard Philippe. Il vous reste 64.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.