Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Chronique Sylvie Kauffmann Chroniqueuse au « Monde » L’œil sur les sondages, les partenaires de la France s’inquiètent ouvertement des effets déstabilisateurs pour le Vieux Continent d’une éventuelle victoire du Rassemblement national en 2027, relève Sylvie Kauffmann, chroniqueuse au « Monde ». Publié aujourd’hui à 05h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Sur les quelque 38 candidats à l’élection présidentielle française 2027 dénombrés par les médias à dix mois du scrutin, déclarés ou putatifs, un seul cas retient l’attention de nos partenaires européens : le duo Marine Le Pen-Jordan Bardella, dont on saura le 7 juillet lequel des deux portera les couleurs du Rassemblement national (RN) en 2027, suivant la décision de la cour d’appel de Paris sur l’inéligibilité de Marine Le Pen. Impossible, pour un Français, d’aborder un forum ou une réunion en présence d’autres Européens sans être aussitôt assailli de questions sur les chances de l’un ou de l’autre des dirigeants du RN de l’emporter. C’est, pour eux, un enjeu crucial. Plus que jamais, l’élection du prochain chef de l’Etat français est une affaire continentale. Dans les capitales de l’Union européenne (UE), l’inquiétude des milieux gouvernementaux et économiques sur l’issue du vote est discrètement mais clairement exprimée : tous redoutent un effet déstabilisateur. En termes de calendrier, 2027 s’annonce sur le Vieux Continent comme une année électorale à haut risque, avec des scrutins cruciaux en France, Italie, Espagne, Pologne. L’UE pourrait affronter « une tempête parfaite », avertissait récemment le ministre estonien de la défense, Hanno Pevkur, au cours de la conférence Lennart Meri, à Tallinn. Une « tempête » au cours de laquelle les partis d’extrême droite, hostiles à l’intégration européenne, et qui n’ont cessé de croître dans les sondages, marqueraient des points de concert, voire arriveraient au pouvoir là où ils n’y sont pas encore. L’automne 2026 pourrait d’ailleurs donner un avant-goût de cette vague, avec des élections régionales en Allemagne dans les Länder de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et de Saxe-Anhalt, dans l’ancienne RDA, où le parti d’extrême droite AfD est en tête. Hors UE mais soumis à la même dynamique politique, le Royaume-Uni peut aussi être le théâtre d’une poussée nationaliste en cas d’élections législatives anticipées. Il vous reste 66.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.