Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Banlieues Banlieues Banlieues La récente querelle sur l’installation de Master Poulet à Saint-Ouen a ravivé le débat sur l’inégal accès à une nourriture saine. Une question de santé qui ne peut se résoudre, selon les élus et les acteurs locaux, sans aides publiques. Article réservé aux abonnés D’un côté, le Bouillon du Coq du chef étoilé Thierry Marx et son cœur de rumsteak sauce au poivre à 18,90 euros. De l’autre, le Burger King et son menu Big King à 9,90 euros. Sur le trottoir d’en face, la brasserie méditerranéenne Meïda, son chef Mohamed Cheikh, gagnant de la saison 12 de l’émission Top Chef, son cabillaud rôti à 22,50 euros, ses clients bien mis, salariés en costume-cravate et jupe-escarpins. A quelques mètres, Master Poulet, son comptoir à emporter, son demi-poulet à 4 euros, ses jeunes clients en survêtement et la polémique que l’installation de cette enseigne de restauration rapide a suscitée. A Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, dans ce petit mouchoir de poche macadamisé autour de l’hôtel de ville, deux mondes partagent un même code postal, se croisent, mais ne s’assoient pas à la même table. Ou rarement. « C’est bon, c’est pas cher, c’est rapide, je ne comprends pas où est le problème, souffle Djibril, 20 ans, Audonien depuis sa naissance, plombier à Paris, qui vient de s’acheter du poulet et des bananes plantains pour 7 euros. Je n’ai que trente minutes pour déjeuner, j’ai des protéines et des fruits, pourquoi tant d’histoires ? » Et le bouillon d’en face ? « C’est un restaurant, là ? Je ne savais pas… Non, ça ne m’intéresse pas ces endroits, ce n’est pas pour nous », estime-t-il. Il vous reste 84.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Malbouffe dans les quartiers populaires : derrière la polémique autour de Master Poulet, la délicate question des « marécages alimentaires »
La récente querelle sur l’installation de Master Poulet à Saint-Ouen a ravivé le débat sur l’inégal accès à une nourriture saine. Une question de santé qui ne peut se résoudre, selon les élus et les acteurs locaux, sans aides publiques.













