Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Violences sexuelles Violences sexuelles Violences sexuelles Tribune Gabrielle Arena Psychiatre Caroline Legendre Psychologue Gaëlle Saint-Jalmes Psychologue et sexologue Affaire Patrick Bruel, scandale dans le périscolaire, révélations d’inceste… Dans toutes les récentes situations d’infractions sexuelles, le même processus de domination est à l’œuvre, analysent la psychiatre Gabrielle Arena et les psychologues Caroline Legendre et Gaëlle Saint-Jalmes, dans une tribune au « Monde ». Publié aujourd’hui à 14h30 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés La récente médiatisation de nombreuses affaires impliquant des infractions sexuelles – qu’elles se déroulent dans le domaine périscolaire, dans le monde du spectacle, dans la sphère privée – témoigne de la multiplicité des formes de violences sexuelles. Dans le même temps, la prise de conscience grandissante et salutaire de la gravité de l’impact de ces violences a permis que la parole des victimes se libère et que les plaintes déposées augmentent. De telles affaires nous bousculent car elles viennent nous interroger sur le pourquoi de ces comportements sexuels violents. De tout temps et dans toutes les civilisations, la violence sexuelle s’est exercée sur les femmes et les enfants. Avec la libération des mœurs dans les années 1960, les relations libres entre partenaires, l’évolution des rapports entre les femmes et les hommes et les lois sur la protection de l’enfance, nous aurions pu espérer une diminution drastique – à défaut d’une disparition – de la violence sexuelle. Cependant, le constat que nous pouvons tirer de ces nombreuses affaires est accablant : des hommes ont toujours recours à la violence sexuelle. Selon les époques et les tendances, les agresseurs sexuels ont été qualifiés de monstres, de prédateurs, de créatures sataniques, de pervers… En bref, des figures extra-ordinaires suscitant à la fois répulsion et fascination. Or, là encore, les affaires récentes nous confrontent à une terrible vérité : il s’agit au contraire de sujets a priori ordinaires, que l’on peut rencontrer dans toutes les strates de la société. Ce voisin sympathique et serviable, cet éducateur professionnel et bienveillant, ce père de famille attentionné, cet artiste si charismatique… Les affaires impliquant des célébrités ayant été reconnues coupables par la justice viennent particulièrement nous interpeller sur les mécanismes à l’œuvre dans les violences sexuelles : comment expliquer que des personnalités publiques, bénéficiant d’une grande notoriété, puissent se comporter de manière si violente à l’égard de celles et ceux qui croisent leur chemin, au mépris de leur consentement et au péril de leur propre carrière ? Il vous reste 63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Dès lors qu’il existe une relation asymétrique d’autorité, émerge le risque que la violence sexuelle s’exerce »
TRIBUNE. Affaire Patrick Bruel, scandale dans le périscolaire, révélations d’inceste… Dans toutes les récentes situations d’infractions sexuelles, le même processus de domination est à l’œuvre, analysent la psychiatre Gabrielle Arena et les psychologues Caroline Legendre et Gaëlle Saint-Jalmes, dans une tribune au « Monde ».
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