Aller au contenu principalNouveauDans sa chronique, la journaliste Ruth Elkrief revient sur les affaires de violences sexuelles sur des enfants qui secouent le monde du périscolaire dans la capitale.Par Ruth Elkrief Le 24 mai 2026 à 10h20Ruth Elkrief, journaliste politique. Le Parisien-DA/Joël Saget/AFPComment avons-nous pu passer à côté de cet immense scandale ? Ces animateurs embauchés à la va-vite qui ont commis des délits, parfois des crimes, sur des enfants de maternelle ou de primaire. Des attouchements sur les fesses, sur le sexe, des faits d’exhibition sexuelle, des agressions plus caractérisées encore sur des enfants de moins de 15 ans, parfois de 2 ou 3 ans. Les vies de familles entières sont brisées et nous n’entendions pas. Pourquoi n’est-ce pas devenu une affaire nationale, l’affaire de tous ? Qu’avons-nous raté collectivement ?D’abord, il faut commencer par une autocritique des médias. Oui, il y a eu une émission de « Cash investigation » qui a mis à jour ces terribles actes. Oui, aujourd’hui, il y a un livre de notre consœur du Parisien Victoire Haffreingue-Moulart, « Les Rois du silence ». Elle a été une des premières à se saisir du scandale. Oui, il y a eu quelques articles ici et là, notamment en novembre 2025 lorsque éclatent les premiers signalements.Faits divers