Publié le 12 septembre 2026 à 06:49. / Modifié le 12 septembre 2026 à 06:55.
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En anglais, on appelle cela le «copycat», qu’on pourrait traduire par «l’effet d’imitation provoqué par certains crimes». Attaqué en février par les Etats-Unis et Israël, l’Iran a répliqué en fermant en grande partie le détroit d’Ormuz, porte d’entrée du golfe Persique. Grâce à une offensive éclair ces derniers jours, les rebelles houthis ont réalisé le même coup au Yémen en s’emparant du détroit de Bab el-Mandeb, le verrou de la mer Rouge.Les alliés yéménites de Téhéran sont désormais en mesure de contrôler le trafic sur cette voie maritime d’autant plus cruciale qu’elle permet de contourner le golfe Persique, en particulier pour l’Arabie saoudite, premier producteur mondial de pétrole. Décryptage d’un tournant dans l’interminable guerre civile yéménite. Un événement qui, conjugué à la bataille pour le contrôle d’Ormuz, provoque déjà une flambée des cours du pétrole.
■ Comment en est-on arrivé là?
Les combats ont repris au Yémen à la fin du mois de juin, quand l’Arabie saoudite, qui était intervenue militairement en 2015 chez son voisin pour déloger les houthis, a tenté d’empêcher un avion iranien transportant une délégation houthie d’atterrir à l’aéroport de Sanaa, la capitale tenue par les rebelles. Le vol, rarissime en raison du blocus aérien saoudien, transportait des dignitaires houthis revenant des funérailles du guide suprême iranien Ali Khamenei à Téhéran. Il y avait aussi des armes et des conseillers militaires à bord, accusait alors Washington.Professeur à l’Université de Zurich, spécialisée dans l’étude du Moyen-Orient, elle-même d’origine yéménite, Elham Manea nuance l’idée que la reprise des combats a été provoquée par un seul événement. «La trêve de 2022 a laissé la place à une période de «ni guerre ni paix», durant laquelle rien n’a été résolu.»















