Le détroit de Bab el-Mandeb contrôlé par les rebelles Houthis : quelles conséquences ?
Après des années d'accalmie, le Yémen a replongé dans la guerre en juillet, entraîné dans le conflit régional déclenché fin février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran. Ce vendredi 11 septembre, les Houthis pro-iraniens ont pris le contrôle de la côte yéménite sur la mer Rouge et des îles du détroit de Bab el-Mandeb, au terme d'une offensive éclair qui consolide leur emprise sur ce passage stratégique reliant l'Europe à l'Asie.
La prise de ce détroit, au large du Yémen, face à Djibouti, signifie que Téhéran et ses alliés yéménites contrôlent désormais les deux détroits principaux du Moyen-Orient, par où transite une part importante du pétrole et du gaz. Le prix du carburant risque donc d'augmenter : dès jeudi, le baril de pétrole était monté à 106 dollars, au plus haut depuis mai.
La crainte d'une flambée des prix du carburantL'Arabie saoudite voisine, premier exportateur mondial de brut, se retrouve prise en étau, alors que le détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre. Ses infrastructures pétrolières ont aussi été la cible cette semaine d'une vaste attaque de drones et de missiles des Houthis.











