Propos recueillis par Armin Arefi
L’affrontement entre les États-Unis et l’Iran a désormais pour théâtre le détroit d’Ormuz. En dépit de la signature, le 17 juin, d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran, censé permettre la réouverture de l’étroit corridor maritime, par lequel transitaient 20 % des hydrocarbures mondiaux avant le début de la guerre, des navires commerciaux sont régulièrement pris pour cible par les gardiens de la révolution islamique.
Téhéran estime que ces embarcations, sous protection américaine, violent l’accord en empruntant une voie maritime longeant les côtes omanaises, échappant donc au contrôle iranien. Au contraire, Washington estime que la République islamique, en portant atteinte à la libre circulation maritime dans le détroit, contrevient à ses engagements et a chargé l’armée américaine de rétablir le blocus des ports iraniens, empêchant l’Iran d’exporter son pétrole.
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Cofondateur du site TankerTrackers.com, un site de suivi du trafic pétrolier mondial combinant système d’identification automatique, images satellites et renseignement en source ouverte, Samir Madani s’est spécialisé au fil des années dans la traque des pétroliers clandestins coupant volontairement leur transpondeur pour échapper aux autorités. Aujourd’hui analyste du marché pétrolier et du transport maritime, cet expert suédois basé à Stockholm garde les yeux rivés sur les navires entrant et sortant discrètement du détroit d’Ormuz, sous la menace de nouvelles frappes iraniennes.







