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Le protocole d'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient ouvre la voie à la réouverture progressive du détroit d'Ormuz, l'une des routes maritimes les plus stratégiques au monde. Ce passage étroit entre le Golfe Persique et l'océan Indien assure habituellement le transit d'environ 20% des hydrocarbures mondiaux.
Si de nombreux détails du texte n'ont pas encore été rendus publics, le vice-président américain JD Vance a ainsi déclaré à CNBC que les États-Unis s'attendaient à ce que le détroit soit "ouvert gratuitement sur le long terme", excluant l'idée d'un péage imposé aux navires commerciaux lancée par l'Iran. Selon lui, cette question devra être réglée dans le cadre des négociations techniques qui accompagneront la mise en oeuvre de l'accord.
À défaut d'un péage, le porte-parole de la diplomatie iranienne, a assuré que l'accord inclut la mise en place de frais facturés par l’Iran pour la navigation dans le détroit d’Ormuz, ainsi que pour des services liés à "la protection de l'environnement" et à "l’assurance des navires".
La menace des mines marinesLa priorité immédiate est le déminage. La communauté internationale veut s'assurer qu'aucun engin explosif ne menace les pétroliers, méthaniers et porte-conteneurs qui empruntent quotidiennement ce corridor maritime. Ainsi la France et le Royaume-Uni poussent l'idée d'une mission multinationale chargée à la fois de rassurer le trafic commercial et de conduire les opérations de déminage nécessaires.











