La cheffe caquiste Christine Fréchette a défendu lundi sa décision de rassembler le Conseil des ministres en pleine campagne électorale.« Je m’excuserai pas de gouverner quand c’est pour protéger nos entreprises, notre économie, puis nos travailleurs », a-t-elle lancé à Mirabel lundi, à l’approche de l’entrée en vigueur de contre-tarifs canadiens sur des produits importés des États-Unis. « Je suis là pour protéger l’économie, protéger les entreprises, [protéger] les travailleurs — et je ne vais pas le faire en me croisant les bras. Je vais le faire en agissant », a-t-elle poursuivi.La première ministre présidera une séance « spéciale » du Conseil des ministres lundi dès 18 h. Un « certain nombre » de « mesures additionnelles » pour appuyer les entreprises québécoises qui ressentent le poids de la guerre tarifaire sera, selon toute vraisemblance, adopté quelques heures avant l’entrée en vigueur prévue des contre-tarifs décidés par le gouvernement Carney après l’échec des négociations entre Ottawa et Washington.D’ailleurs, Christine Fréchette a indiqué lundi que le gouvernement Carney a, à sa demande, « ajusté le tir » des contre-tarifs de sorte qu’ils ne frappent pas de façon disproportionnée des entreprises québécoises déjà fragilisées par les tarifs américains. « On peut toujours bonifier [la liste des produits américains frappés de droits de douane canadiens] », a-t-elle précisé, tout en promettant de surveiller de près l’impact des nouvelles mesures tarifaires à la frontière canado-américaine dès mardi, minuit. « Il faut trouver le juste équilibre entre qu’est-ce qui fait davantage mal du côté américain que du côté québécois ou canadien », a-t-elle réitéré.
«Je m’excuserai pas de gouverner», dit Christine Fréchette
La cheffe caquiste a défendu sa décision de rassembler le Conseil des ministres face à la guerre tarifaire en cours.







