L’échec des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis a semé le trouble sur la scène politique québécoise.Prenant acte de l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane imposés par le gouvernement de Donald Trump, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, déplore que les États-Unis « [aient] encore choisi la confrontation ».Mme Fréchette a annoncé une réunion de son conseil des ministres qui se déroulera samedi matin afin de mettre en place les mesures nécessaires pour soutenir les entreprises et les travailleurs qui seront touchés.« Le Québec ne restera pas les bras croisés pendant que nos entreprises sont attaquées de plein fouet, a déclaré Mme Fréchette. Je m’entretiendrai également avec le gouvernement fédéral et demanderai que des mesures d’aide soient mises en place. »Les droits de douane devraient tenir une grande place lors de la prochaine campagne électorale qui s’amorcera très bientôt.Les politiciens québécois en ont déjà conscience.Ainsi, le chef du Parti libéral, Charles Milliard, s’est d’emblée jeté sur le ring électoral.Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, M. Milliard a affirmé que les Québécois auraient besoin d’un gouvernement et d’un premier ministre ayant de la crédibilité et comprenant les réalités économiques actuelles.« Ce n’est pas le temps de réélire un gouvernement en fin de régime, qui a été incapable d’avoir du leadership pour bâtir une économie plus résiliente et qui est incapable d’obtenir les informations nécessaires auprès de nos partenaires canadiens dans le cadre des négociations actuelles », a-t-il commenté. On est en guerre économique contre la première puissance mondiale. »