La cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, s’est retrouvée sur la sellette lundi, après que le gouvernement fédéral eut indiqué ne pas avoir « ajusté » les mesures de rétorsion commerciale prévues contre les États-Unis comme le gouvernement québécois le lui demandait au fil des derniers jours.Christine Fréchette avait indiqué lundi avant-midi que le gouvernement Carney avait « pris en considération » les demandes québécoises, puis avait « ajusté le tir » des contre-tarifs de sorte qu’ils ne frappent pas de façon disproportionnée des entreprises québécoises déjà fragilisées par les tarifs américains frappant les produits canadiens exportés aux États-Unis. « Il y a des mesures qui ont été adoptées par le fédéral qui donnent suite à nos demandes », avait-elle déclaré lors d’un point de presse en début de journée.Or, le premier ministre du Canada, Mark Carney, n’a pas modifié les mesures de représailles planifiées contre les États-Unis après qu’il eut retiré les poissons et les fruits de mer et ajouté le cuivre à la liste de produits visés par les contre-tarifs canadiens il y a deux semaines, a fait savoir le cabinet du ministre fédéral des Finances, François-Philippe Champagne, en après-midi. « Il n’y a rien qui a changé depuis », indique-t-on.Il n’en fallait pas plus pour que le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, tombe à bras raccourcis sur son adversaire caquiste. « Christine Fréchette a menti aux Québécois en prétendant qu’elle a eu une influence quelconque dans les négociations actuelles et dans la riposte du gouvernement fédéral », ce qui est « vraiment disgracieux » et « indigne de la fonction de premier ministre », a-t-il déclaré lundi en fin de journée. Il presse les électeurs « qui pensent que Christine Fréchette a le leadership nécessaire pour sortir le Québec de la crise » à reprendre leurs esprits d’ici au jour du scrutin.Dans une vidéo qu’il a mise en ligne sur ses réseaux sociaux, où on le voit assis, en veston et cravate, devant une enfilade de drapeaux du Québec, Charles Milliard appelle à ce que l’« agression économique » des États-Unis à l’encontre du Canada — qui l’« enrage », a-t-il précisé — ne soit pas « pas uniquement une épreuve à surmonte », mais aussi le « point de départ vers un meilleur futur ».Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, s’est réjoui lundi de voir « la vérité ressort[ir] » sur l’action du gouvernement Fréchette après « toutes les manigances pour détourner l’attention et faire peur au monde » auxquelles la CAQ s’est adonnée depuis la recrudescence de la guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis.
Fréchette se retrouve sur la sellette
Christine Fréchette continue de dire que le gouvernement Carney a «pris en considération» les demandes québécoises.
897 words~4 min read






