Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Chronique Françoise Fressoz Editorialiste au « Monde » Alors que l’hypothèse d’un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour de l’élection présidentielle de 2027 agite les esprits, aucun des candidats issus de partis ayant déjà gouverné ne parvient à s’imposer. Une situation aux effets délétères, estime Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique. Publié le 01 septembre 2026 à 12h00, modifié le 01 septembre 2026 à 15h45 Temps de Lecture 5 min. Read in English Article réservé aux abonnés A moins de neuf mois de l’élection présidentielle de 2027, le pire des scénarios est en train de se produire pour tous ceux qui prétendent pouvoir éviter un duel entre les candidats du Rassemblement national (RN) et de La France insoumise (LFI), Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Aucun prétendant ne creuse suffisamment l’écart avec les autres pour pouvoir remporter le match et se lancer sans entrave dans la campagne. Edouard Philippe (Horizons), le candidat le mieux placé du bloc central, est challengé par un autre ancien premier ministre d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal (Renaissance), qui a multiplié les interventions durant l’été pour amorcer une dynamique. Relégué loin derrière, Bruno Retailleau, le représentant du parti Les Républicains (LR), ne manifeste aucune volonté de décrocher, en invoquant son souci de ne pas trahir ses électeurs. Tous tentent de se rassurer en affirmant qu’à la fin il n’en restera plus qu’un, mais, en dépit des appels pressants de quelques figures hors compétition – l’ex-premier ministre François Bayrou (MoDem), le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), ou la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR) –, aucun accord de départage ne se dessine. Edouard Philippe continue de rejeter l’idée d’une primaire, à laquelle s’est rallié Bruno Retailleau. Et lorsqu’il invoque l’automne pour mettre tout le monde d’accord, Gabriel Attal tente d’étirer le calendrier jusqu’au début de l’année 2027. Du côté de la gauche réformiste, le brouillard ne s’est pas levé : rien ne dit que la primaire fermée que Raphaël Glucksmann a réussi à imposer au Parti socialiste (PS) parviendra à clarifier la situation. Expert en crises socialistes, l’ancien président de la République François Hollande n’est pas le dernier à lui planter un poignard dans le dos en se disant prêt à concourir à la présidentielle au cas où aucun prétendant soumis à ce scrutin interne ne parviendrait à créer une dynamique suffisante. Cela revient à douter fortement des chances de réussite du coprésident de Place publique. Il vous reste 72.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.