Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Chronique Solenn de Royer De nombreux responsables politiques semblent avoir acté un duel entre le RN et LFI, et jouent déjà le coup d’après. Les partis de gouvernement peinent à proposer des idées nouvelles et s’enlisent dans des manœuvres politiciennes, bien loin de l’enjeu et de la gravité du moment. Publié le 06 septembre 2026 à 06h00, modifié le 06 septembre 2026 à 11h08 Temps de Lecture 4 min. Read in English Article réservé aux abonnés Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage… Et se retrouve plongé dans le bain politique français. A huit mois de l’élection présidentielle, la campagne balbutiante est nimbée d’un halo étrange et inquiétant : multiplication des candidatures, offres politiques émiettées, processus de sélection fragiles… Et, au sein des partis de gouvernement, une forme de résignation, alors que le Rassemblement national (RN) domine les sondages, portée par une vague populiste mondiale, des Etats-Unis de Donald Trump à l’Allemagne, où l’extrême droite pourrait l’emporter, dimanche 6 septembre, en Saxe-Anhalt, aux élections régionales. Il y a quelques mois, les élites économiques et culturelles avaient commencé à s’accoutumer à l’idée, encore lointaine, d’une possible victoire de l’extrême droite en France. Sous prétexte de se préparer, ils prenaient des contacts avec le parti de Jordan Bardella, s’intéressaient à son programme, contribuant à le banaliser. Depuis l’été, le spectre d’un duel de second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, agité par plusieurs instituts et commenté par les candidats eux-mêmes, fait planer sur ce début de campagne un singulier « esprit de défaite ». Il vous reste 83.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.