Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Éditorial Le Monde Les sociaux-démocrates et les écologistes ne parviennent toujours pas à concurrencer la candidature de Jean-Luc Mélenchon. C’est pourtant indispensable : à défaut, l’élection pourrait se résumer à une opposition des formations antisystème. Publié aujourd’hui à 11h30, modifié à 11h31 Temps de Lecture 2 min. Les semaines passent et rien ne change au sein de la gauche française. Moins de huit mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, pour laquelle Marine Le Pen fait figure, dans les sondages, de favorite, la gauche n’est pas à la hauteur de l’enjeu : elle étale encore ses divisions au moment de sa rentrée politique, lors des universités d’été de La France insoumise, des Ecologistes, du Parti socialiste (PS) et du Parti communiste. Pétrifiés face au début de campagne réussi de Jean-Luc Mélenchon, les sociaux-démocrates et les écologistes ne parviennent toujours pas à incarner une alternative à la candidature de l’ancien sénateur socialiste. C’est pourtant indispensable : à défaut, la présidentielle de 2027 se résumera à une opposition des formations antisystème. Il reste très peu de temps à la gauche non mélenchoniste pour surmonter ses différences, travailler à des propositions structurantes – pour rassembler d’abord son camp politique, puis une majorité des Français – et désigner une personnalité pour porter celles-ci. Certes, les initiatives se multiplient depuis plusieurs mois pour « se rassembler » et se mettre d’accord sur une candidature. Mais rien n’aboutit. L’hypothèse d’une primaire de la gauche non mélenchoniste ayant fait long feu, chacun avance de son côté avec le risque d’une dispersion des voix lors du premier tour du scrutin présidentiel. Les socialistes ont ainsi choisi la procédure d’un vote réservé aux personnes encartées, afin de désigner un candidat issu du PS et de tous « les partis se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste ». Raphaël Glucksmann – qui doit officialiser sa candidature au cours des prochains jours – devrait y participer. François Hollande, lui, ne prendra pas part à ce scrutin, préférant attendre le plus longtemps possible avant de se déclarer candidat. Les Ecologistes, de leur côté, sont tiraillés entre deux lignes. D’un côté, une aile radicale qui souhaite se rapprocher de Jean-Luc Mélenchon. De l’autre, une option plus modérée qui penche pour l’hypothèse Glucksmann. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes, est officiellement candidate. Mais celle qui se présente comme un « trait d’union » de la gauche laisse entendre qu’elle pourrait se désister. Ce qui pourrait faire imploser sa formation politique, une partie rejoignant la campagne « insoumise », comme le souhaite la députée de Paris Sandrine Rousseau, l’autre, à l’image de Yannick Jadot, sénateur de Paris, soutenant celle des sociaux-démocrates. Une hypothèse désastreuse pour l’écologie politique alors que l’actualité estivale – épisodes caniculaires à répétition, mégafeux, sécheresse – montre une nouvelle fois l’urgence de renforcer la politique de lutte contre le réchauffement climatique et ses conséquences. Jean-Luc Mélenchon ne peut qu’être renforcé par l’impréparation et la pusillanimité de ses concurrents. Sûr de lui, l’ancien sénateur socialiste entend bien en profiter pour installer l’idée d’un second tour l’opposant à Marine Le Pen. Plusieurs sondages placent, en effet, le leader « insoumis » en position de force à gauche au premier tour, pouvant même caresser l’éventualité d’une qualification pour le second. Avec un risque : celui d’être battu ensuite par la candidate d’extrême droite. Les écologistes et les sociaux-démocrates doivent d’urgence se ressaisir pour offrir une alternative à gauche et éviter ce funeste scénario. Le Monde
Présidentielle 2027 : la nécessité d’une alternative à gauche
ÉDITORIAL. Les sociaux-démocrates et les écologistes ne parviennent toujours pas à concurrencer la candidature de Jean-Luc Mélenchon. C’est pourtant indispensable : à défaut, l’élection pourrait se résumer à une opposition des formations antisystème.








