Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Tribune Antoine Bristielle Politiste Le candidat de La France insoumise entend s’installer en tête des sondages à gauche et, ce faisant, rallier les électeurs de son camp afin d’accéder au second tour, mais ceux-ci sont divisés sur sa personnalité comme sur sa capacité à battre l’extrême droite, explique le politiste Antoine Bristielle, dans une tribune au « Monde ». Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Les universités d’été de La France insoumise (LFI) s’ouvrent, jeudi 20 août dans la Drôme, et, avec elles, la mise en scène désormais bien rodée d’un homme qui entend se présenter comme l’unique candidat crédible à gauche pour l’élection présidentielle de 2027. Depuis plusieurs mois, la stratégie de Jean-Luc Mélenchon est claire : partir tôt en campagne, tandis que le reste de la gauche s’attarde dans ses hésitations, afin d’imposer l’idée qu’il incarne la seule offre à la fois claire et structurée. D’un côté, « une équipe, un programme, un seul candidat » ; de l’autre, pour l’instant, des intentions et des querelles. Le calcul est limpide. En s’installant durablement en tête des sondages à gauche, Jean-Luc Mélenchon espère enclencher un effet d’entraînement auprès d’électeurs dont la priorité serait de voir leur camp accéder au second tour. Ceux-ci finiraient par se rallier à lui au nom du vote utile, selon un mécanisme proche de celui qui l’avait porté aux portes de la qualification, en 2022. Il reste à savoir si ce pari résiste à l’examen des attentes réelles de l’électorat de gauche. A première vue, certains éléments plaident en faveur de cette stratégie. Le récit d’une gauche irrémédiablement coupée en deux, entre une aile réformiste soucieuse de compromis et une aile radicale revendiquant la rupture, mérite d’être nuancé dès lors que l’on interroge les électeurs à propos de leurs préoccupations. La préservation du système de santé, l’amélioration du pouvoir d’achat, l’éducation ou la réduction des inégalités sociales figurent en tête de la liste des priorités des électeurs de gauche, quelles que soient leurs préférences partisanes. Or, ces enjeux occupent également une place centrale dans le programme défendu par LFI. On pourrait donc en conclure qu’au-delà des querelles subsiste un socle d’attentes suffisamment structurant pour permettre une convergence des électorats de gauche vers le candidat le mieux placé. Cependant, cette lecture ne dit qu’une partie de l’histoire. Il vous reste 67.54% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Présidentielle 2027 : « Le vote utile qu’espère mobiliser Jean-Luc Mélenchon n’aura plus le même sens qu’en 2022 »
TRIBUNE. Le candidat de La France insoumise entend s’installer en tête des sondages à gauche et, ce faisant, rallier les électeurs de son camp afin d’accéder au second tour, mais ceux-ci sont divisés sur sa personnalité comme sur sa capacité à battre l’extrême droite, explique le politiste Antoine Bristielle, dans une tribune au « Monde ».







