Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Catastrophes naturelles Catastrophes naturelles Catastrophes naturelles Tribune Sandrine Rousseau Députée écologiste de Paris Avec l’augmentation du nombre et de l’intensité des événements climatiques extrêmes, notre système d’assurance, déjà en surchauffe, risque d’être mis à rude épreuve, alerte la députée écologiste de Paris, dans une tribune au « Monde ». Publié aujourd’hui à 06h30 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Cet été de sécheresse, de canicules et de feux va mettre à rude épreuve le système assurantiel français. C’est un aspect sous-estimé de l’effondrement écologique, qui compromet pourtant directement la cohésion sociale et exige des réponses de la part de l’Etat. Une assurance habitation permet d’avoir l’esprit tranquille quand la machine à laver se met à fuir ou qu’une voiture dérape dans le mur de clôture. C’est aussi, et surtout, un pilier essentiel de notre modèle et de la promesse républicaine de progression sociale. En effet, depuis la seconde guerre mondiale, l’accession à la propriété a été pensée comme une manière de permettre aux personnes qui travaillent d’épargner pour garantir leur avenir. Les vieux jours arrivant, elles jouissent d’un petit capital à revendre pour être sereines ou d’un patrimoine à léguer à leurs enfants. D’ailleurs, l’Etat a mis en place quantité de dispositifs permettant de faciliter cet accès. C’est l’époque phare des lotissements et des pavillons, dont l’emblème a longtemps été les Maisons Phénix. Ainsi, ouvriers et employés pouvaient caresser l’espoir de devenir propriétaires et de disposer d’un coin de jardin – une forme d’assurance-vie. Les collectivités locales ont emboîté le pas à l’Etat et rendu constructibles des terrains souvent agricoles, parfois inondables, sur d’anciennes zones humides ou sur des sols d’argile. Il vous reste 75% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.