Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Climat Climat Climat Tribune Collectif Dans une tribune au « Monde », un collectif en appelle à la responsabilité du gouvernement pour prévenir au mieux les risques sanitaires et économiques qu’engendre l’urgence climatique. Publié aujourd’hui à 14h08 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Canicules, inondations, feux de forêts, sécheresses : les épisodes climatiques se multiplient et bouleversent déjà nos vies. En France, nous sommes plus de 40 millions à être exposés au risque climatique [selon le bilan environnemental de la France établi par le ministère de la transition écologique en 2021]. C’est nous, c’est aussi sûrement vous et, demain, ce seront nos enfants. Nous, sinistrés climatiques, demandons à l’Etat d’assurer pleinement sa mission première : nous protéger. L’urgence écologique doit devenir une cause derrière laquelle faire front commun, afin de rappeler à l’Etat la première de ses responsabilités : prendre soin de sa population face à la menace que constitue le réchauffement climatique. Ce n’est pas une demande abstraite. Le changement climatique touche déjà notre santé, nos logements, notre alimentation, nos villes et nos villages. Etre sinistré climatique, ce n’est pas seulement une question d’assurance, c’est une question de survie. Le manque de protection face au changement climatique nous met en péril : une personne sur quatre vit en zone inondable [selon le commissariat général au développement durable]. Des milliers de personnes meurent chaque année en France à cause des vagues de chaleur. Ce vécu, que nous n’avons pas choisi et que nous subissons malgré nous, doit être entendu. Nous, sinistrés climatiques, demandons collectivement à l’Etat de faire de la protection des citoyens face à l’urgence écologique une priorité absolue. Les catastrophes climatiques ne s’arrêtent pas une fois les eaux retirées ou les feux éteints : leurs conséquences marquent durablement les vies. Pour de nombreuses familles, les crises se succèdent trop vite pour qu’il soit possible de se reconstruire. Dans le même temps, les cotisations des assurances explosent, et des territoires entiers, des départements et territoires d’outre-mer au nord de la France, ne sont plus couverts. Verdir les villes Aujourd’hui, nous demandons à l’Etat français de nous protéger. Cela implique plusieurs choses. D’abord, de poursuivre la lutte contre le changement climatique en réduisant massivement les émissions de gaz à effet de serre de la France, pour limiter la survenue d’événements extrêmes. Cela implique des rénovations thermiques majeures, une vraie transition énergétique, des alternatives réelles à la voiture… Il vous reste 54.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Nous, sinistrés climatiques, demandons à l’Etat de faire de la protection des citoyens face à l’urgence écologique une priorité absolue »
TRIBUNE. Dans une tribune au « Monde », un collectif en appelle à la responsabilité du gouvernement pour prévenir au mieux les risques sanitaires et économiques qu’engendre l’urgence climatique.







