Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Valérie Masson-Delmotte, Jean Jouzel ou Christophe Cassou regrettent que les alertes formulées depuis des années par la communauté scientifique sur les conséquences du réchauffement climatique n’aient pas davantage été prises au sérieux. Article réservé aux abonnés Depuis plusieurs jours, comme lors des dernières vagues de chaleur, la climatologue Valérie Masson-Delmotte ressent une grande lassitude. De la colère aussi, à force de répéter les mêmes faits scientifiques depuis des années ; de marteler l’urgence à se préparer au climat d’aujourd’hui et à celui de demain ; et d’observer, canicule après canicule, une « impréparation », une « improvisation », un « bricolage » pour limiter la surchauffe, causant des souffrances aux personnes vulnérables et des perturbations dans les écoles ou les transports. Son collègue Jean Jouzel va dans le même sens, lui qui se dit « énervé » et « déçu ». « Il faut prendre ça au sérieux », plaide l’ancien vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et, à ce titre, Prix Nobel de la paix en 2007. Tout aussi exceptionnelle soit-elle, la vague de chaleur qui frappe actuellement la France entre dans les scénarios envisagés par les projections climatiques. Depuis plusieurs décennies, les chercheurs le rabâchent : le changement climatique d’origine anthropique – principalement causé par l’utilisation d’énergies fossiles – augmente la fréquence, l’intensité et la durée de ces événements extrêmes. Pourtant, Valérie Masson-Delmotte n’a pas entendu de responsable gouvernemental « capable de lier » cette vague au réchauffement dû aux émissions de gaz à effet de serre. Il vous reste 75.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En pleine canicule, les climatologues atterrés par le « déni de responsabilité » des politiques face au changement climatique
Valérie Masson-Delmotte, Jean Jouzel ou Christophe Cassou regrettent que les alertes formulées depuis des années par la communauté scientifique sur les conséquences du réchauffement climatique n’aient pas davantage été prises au sérieux.









