Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Des acteurs associatifs et des citoyens veulent croire que les récentes vagues de chaleur vont inciter une partie de la population à s’engager pour obtenir du gouvernement des mesures fortes contre le réchauffement climatique. Article réservé aux abonnés Posée sur un banc, la pancarte en carton rappelle le bilan de la chaleur en France l’été 2025. « Canicule : 5 700 morts. L’inaction tue. » Vendredi 3 juillet, à quelques pas du ministère de la transition écologique, boulevard Saint-Germain, à Paris, la branche française de Fridays for Future, l’organisation créée en 2018 par la Suédoise Greta Thunberg, a donné rendez-vous pour réclamer « une action publique concrète de lutte contre la canicule et contre le réchauffement climatique ». En dépit des deux canicules inédites qui viennent de toucher la France, ils ne sont qu’une dizaine à avoir répondu présent, avec banderole et drapeaux verts. Après le temps faste des marches pour le climat, au début des années 2000, la structure est à la peine – des militants ont même proposé qu’elle soit dissoute. « Ce n’est pas parce que le mouvement s’amenuise qu’il ne faut pas agir, lance Mathias, 17 ans, référent à Palaiseau (Essonne), arrivé dans les rangs de l’association il y a un peu plus d’un an. On espère que cette canicule donnera envie aux gens de s’engager. » A ses côtés, Eugénie, même âge, est quasiment une vétérante, avec ses trois ans et demi au sein de l’organisation. La lycéenne souhaite aussi que l’emballement du thermomètre de fin juin réveille les consciences. « C’est nous, les jeunes, qui allons être en première ligne du réchauffement climatique, rappelle-t-elle. Mais tout le monde a été choqué par une canicule de cette ampleur qui nous a tous empêchés de vivre. » Il vous reste 74.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.