Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Tribune Collectif Dans une tribune au « Monde », un collectif d’organisations alerte sur la nécessité de mieux reconnaître et protéger celles et ceux qui assurent la continuité des services essentiels lors des canicules, au risque de voir les politiques d’adaptation et de transition écologique échouer. Publié aujourd’hui à 09h00, modifié à 09h19 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés A l’aube d’un nouvel épisode de chaleur extrême, les images de la précédente canicule sont encore dans toutes les têtes. Des soignants qui travaillent dans des établissements insuffisamment adaptés aux fortes températures. Des aides à domicile qui affrontent la chaleur pour assurer leurs tournées auprès des personnes âgées isolées. Des agents des collectivités mobilisés pour maintenir les services publics. Des enseignants, avec leurs élèves, confrontés à des salles de classe surchauffées et qui assurent la continuité pédagogique. Des travailleurs sans papiers qui œuvrent dans les arrière-cuisines des restaurants. Des livreurs à vélo qui sont les derniers à rester dans la chaleur étouffante des villes quand plus personne n’ose sortir de chez soi. Autant de travailleurs et de travailleuses qui, malgré les difficultés, continuent à assurer des missions essentielles au bon fonctionnement de notre société. Les canicules sont devenues l’une des manifestations les plus concrètes du changement climatique et marquent déjà les corps et les esprits. Elles révèlent aussi une réalité dont nous ne tirons pas encore toutes les conséquences : à chaque épisode climatique majeur, notre capacité collective à faire face repose sur des femmes et des hommes qui, par leur travail, permettent à la société de tenir bon. Pendant la crise sanitaire, notre pays a redécouvert l’importance des « travailleurs essentiels ». Nous avions alors pris conscience que le fonctionnement de notre société reposait sur de nombreux métiers peu visibles et insuffisamment reconnus. Aujourd’hui, nous, syndicats, associations, mutuelles du Pacte du pouvoir de vivre appelons à accompagner et protéger ces travailleurs et ces travailleuses en première ligne du défi écologique. Derrière les plans d’adaptation et de transition, il y a toujours des hommes et des femmes au travail. Si les secteurs-clés – agriculture, industrie, énergie, bâtiment, transport – concernent près de 8 millions d’emplois privés, selon le secrétaire général à la planification écologique, d’autres tout aussi essentiels permettent de relever le défi climatique : les métiers du lien et du soin, l’éducation, les métiers de la logistique… Des métiers qui cumulent déjà des réalités professionnelles difficiles et que les conséquences du changement climatique viennent aggraver : faibles rémunérations, pénibilité élevée, conditions de travail dégradées, manque de reconnaissance. Il vous reste 53.72% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.