Comment le passager d’un vol Ryanair a pu être partiellement aspiré par un hublot lors d’un vol reliant Thessalonique, en Grèce, et Memmingen, en Allemagne, en juillet dernier ? « Les premières constatations laissent penser qu’un corps étranger aurait endommagé le moteur au décollage de Thessalonique », avait estimé Michael O’Leary, le PDG du groupe, peu après l’incident, ajoutant que le passager en question « n’était pas sorti par la fenêtre » comme l’affirmaient « certains témoignages sensationnalistes ».
Or, un rapport préliminaire du conseil national de la sécurité des transports américain, relayé par CNN jeudi, vient contredire les déclarations du patron de la compagnie aérienne quelques jours après l’accident. Le document confirme qu’un passager a été partiellement aspiré par un hublot après la rupture d’une pale moteur et mentionne des fissures « par fatigue » sur la pale endommagée.
Une pale du moteur s’était rompue
Lors de l’enquête préliminaire, des restes d’oiseaux ont été retrouvés dans le moteur, sans qu’il soit possible de déterminer s’ils ont une part de responsabilité dans l’incident. Au total, quatre collisions avec des oiseaux ont été signalées sur les 12 mois précédents. L’inspection n’avait pas révélé de dommages.













