Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Réchauffement climatique Réchauffement climatique Réchauffement climatique Tribune Gwenaëlle d’Aboville Urbaniste et architecte Gonéri Le Cozannet Ingénieur L’urbaniste Gwenaëlle d’Aboville et l’ingénieur Gonéri Le Cozannet estiment, dans une tribune au « Monde », que les succès des transformations urbaines restent pour l’heure trop rares pour être à la hauteur de la lutte contre le réchauffement en ville. Publié aujourd’hui à 17h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés L’été 2026 fait déjà date. Au plus fort des épisodes de canicule et des incendies, chacun a pu constater le retard de la France en matière d’adaptation aux vagues de chaleur, que le réchauffement climatique exacerbe. Pourtant, au cœur de ce désastre, certaines actions fonctionnent localement : le répit que procurent l’espace public planté, l’ouverture prioritaire des rues aux piétons et aux vélos, les campements nocturnes dans les parcs et la baignade dans les canaux et les rivières dépolluées, ou encore les écoles et les bibliothèques refuges, suffisamment rafraîchies grâce à des programmes de recherche-action. Ces lieux et espaces publics n’existaient pas il y a quelques années. Ils ont été créés par des élus, de gauche comme de droite, à Paris et au Havre (Seine-Maritime), à Nantes et à Angers, à Strasbourg et à Grenoble. Ces maires, s’appuyant sur des constats scientifiques concernant l’adaptation, ont compris que la réussite de celle-ci en ville passait par des projets d’urbanisme ambitieux. En Seine-Saint-Denis, les maires d’Est Ensemble établissent un système de parcs, Le Grand Chemin, à l’échelle de 9 communes (Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville), et imaginent la renaturation de l’autoroute qui traverse leur territoire. Tous gardent le cap, malgré des oppositions parfois violentes à ces projets d’urbanisme. Car rééquilibrer le partage de l’espace public ou revoir les plans urbains de circulation occasionne souvent des conflits. Le constat scientifique est clair : de telles transformations réduisent les émissions de gaz à effet de serre, le bruit et la pollution. Nous l’avons expérimenté cet été. Face aux canicules à répétition, ces aménagements changent la donne. Il convient donc tout d’abord de remercier les équipes ayant permis d’obtenir ces petites victoires et qui donnent une lueur d’espoir aux populations, épuisées et légitimement inquiètes. Il vous reste 66.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.