Elles avaient tendance à disparaître. Mais voilà que les baraques à frites, si typiques du nord de la France, reprennent du poil de la bête. « On estime qu’il y en a aujourd’hui entre 500 et 1 000 », indique la Marie-Laure Fréchet, autrice de « Ma Frite adorée » (Marabout). Sur la « route de la mer », le surnom de la départementale qui va d’Arras au Touquet, il n’y a que l’embarras du choix. C’est pourtant de l’autre côté de la frontière, en Belgique, qu’est née cette manière de consommer la pomme de terre. On la doit à un certain Jean-Frédéric Krieger, alias « Monsieur Fritz ». Ce forain allemand a commencé à vendre des cornets à la foire de Liège au milieu du XIXe siècle. « En France, les premières photos de friteries ambulantes datent du début du XXe siècle », rapporte Marie-Laure Fréchet.
« Quand elle est faite avec cœur, elle est toujours bonne » : des frites plein le cornet
C’est une tradition vieille de plus d’un siècle, partagée entre la France et la Belgique, et chaque village a sa recette... et sa baraque à












