Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Réseaux sociaux Réseaux sociaux Réseaux sociaux La possibilité que des inconnus tombent sur vos contenus en ligne démultiplie la crainte d’être considéré comme « cringe » (« embarrassant ») par une partie de la « gen Z ». Et génère une forme d’autocensure, voire une tentation de repli. Article réservé aux abonnés Tenir un parapluie, payer en espèces, revenir à sa place après avoir lancé une boule de bowling, poster une photo sur Instagram… Ces actions ont beau être d’une banalité absolue, elles déclenchent pourtant un inexplicable malaise pour une partie de la « gen Z » (personnes nées entre 1997 et 2012). Sur TikTok, ils sont nombreux à les citer dans leur « liste des choses les plus gênantes qui existent » en compagnie d’autres situations quotidiennes qui leur procurent, sans raison apparente, « des frissons de gêne ». Thibaut (@withibaut), tiktokeur de 22 ans, a par exemple compilé ses bêtes noires dans l’application Notes de son iPhone. Il égrène ensuite sa liste face caméra : « la trottinette électrique », « les tenues de cycliste à logo » ou bien « transporter un instrument de musique dans la rue ». « Ça me met mal à l’aise… Prenez un Uber, je ne sais pas », lâche-t-il sans plus d’explications, une main sur la bouche en secouant la tête. Cette sensation de malaise épidermique porte un nom : le cringe. Emprunté à l’anglais to cringe (« se rétracter, grincer des dents »), le mot désigne ce moment où le corps se crispe, saisi par l’embarras. Certains jeunes parlent même de « cringe attack » pour décrire cette vague de malaise qui les submerge. Il vous reste 81.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.