Du jeu de vérité-conséquence en passant par le grooming et le chantage sexuel, les pédocriminels sur Internet multiplient les tactiques pour exploiter sexuellement leurs victimes mineures, de plus en plus nombreuses. Ces cybercrimes laissent des traces… pas seulement numériques.« C’est tellement sournois, on ne pense pas à tous les risques qu’il y a sur les réseaux sociaux », déplore Marissa Maria Kazadellis, qui pratique le droit depuis près de dix ans.Le Devoir a rencontré la procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales dans son bureau, unique en son genre. Toutous, balles antistress et bonbons se mélangent aux dossiers et aux diplômes. Me Kazadellis côtoie depuis plus de trois ans, à Montréal, des victimes mineures de cyberprédateurs.Ce ne sont pas que les jeunes vulnérables qui sont exploités sexuellement sur Internet, souligne-t-elle. « Ça se passe dans tout type de famille et de circonstances », soutient Me Kazadellis.Des apparences trompeusesEn ligne, le modus operandi des pédocriminels dépend de l’âge de leurs victimes, mentionne l’avocate.Plusieurs cyberprédateurs utilisent la technique du grooming : ils gagnent graduellement la confiance d’un mineur en créant un lien d’amitié avec lui pour pouvoir le manipuler plus facilement et éventuellement l’exploiter sexuellement, explique Me Kazadellis.
La face cachée de l’exploitation et des abus sexuels d’enfants en ligne
Le Devoir a discuté avec plusieurs experts pour démystifier la pédocriminalité sur Internet et ses conséquences.






