Enfants La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants a livré onze recommandations pour combattre un phénomène qui ne cesse de croître sur le Web et les réseaux sociaux. « À l’échelle mondiale, on estime qu’environ 2,5 millions de pédocriminels sont connectés à chaque instant », explique la Ciivise. Photo Maeva Destombes/Hans Lucas. Par Télérama, avec AFP Publié le 06 août 2026 à 12h37 Contre la cyberpédocriminalité, la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) recommande notamment le lancement d’une campagne de sensibilisation et d’adapter le droit à l’intelligence artificielle, selon un avis adressé au gouvernement. « Pendant longtemps, nous avons imaginé que les violences sexuelles commises contre les enfants avaient un lieu, une maison, une école ou encore un club sportif. Aujourd’hui […] elles traversent les écrans, empruntent les réseaux sociaux, les jeux en ligne, les messageries chiffrées, les plateformes de diffusion vidéo, les applications d’intelligence artificielle »…, souligne la Ciivise dans cet avis adopté le 30 juillet et publié mercredi. « La cyberpédocriminalité n’a pas changé la nature de la pédocriminalité, mais elle lui a offert un territoire immense et mondialisé », écrit la commission. « À l’échelle mondiale, on estime qu’environ 2,5 millions de pédocriminels sont connectés à chaque instant. L’intelligence artificielle aggrave cette menace en permettant désormais de créer des contenus d’exploitation (deepnudes) ou d’automatiser la manipulation (grooming) sans même qu’un contact physique préalable soit nécessaire », pointe l’instance. À lire aussi : Protection des enfants : “La perpétuité ne réglera pas la question de la pédocriminalité” Dans son avis, la Commission émet onze recommandations parmi lesquelles le lancement d’une campagne nationale annuelle de sensibilisation ainsi que le renforcement du rôle de la ligne d’écoute contre le cyberharcèlement (3018). Elle appelle également à une augmentation des effectifs des enquêteurs de l’Office mineurs (Ofmin) et à la création de pôles judiciaires de magistrats spécialisés. La Commission suggère encore de créer des « infractions spécifiques pour la production de contenus » générés par l’intelligence artificielle. À lire aussi : Pédocriminalité : “On n’a aucune politique de fond qui pourrait aboutir à un résultat efficace” Enfants Internet Réseaux sociaux Cyberharcèlement Violences sexistes et sexuelles Pédocriminalité Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
La Ciivise veut intensifier la lutte contre la cyberpédocriminalité, en pleine expansion
La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants a livré onze recommandations pour combattre un phénomène qui ne cesse de croître sur le Web et les réseaux sociaux.







