Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle La phase principale de Parcoursup vient de se terminer. Au moment de choisir leurs études, de nombreux jeunes sont saisis par le syndrome du « FOBO » : à quoi bon se former à un métier qui n’existera peut-être plus une fois leur diplôme décroché ? Article réservé aux abonnés Chez Natacha, le sujet s’est d’abord invité, l’air de rien, autour de la table du dîner. Au départ, il est amené par son père, publicitaire. La lycéenne de 18 ans (les personnes citées par le prénom ont requis l’anonymat), l’entend régulièrement évoquer l’intrusion de l’intelligence artificielle (IA) dans sa profession. Certaines tâches sont déjà remplacées par l’outil automatisé, et il est convaincu que, bientôt, les jeunes ne seront quasiment plus embauchables – ou pas pour faire le même métier. De ces discussions comme de ce qu’elle lit sur Internet, Natacha comprend que, dans bien des domaines, l’IA prend graduellement en charge la partie créative. « Cela m’inquiète de plus en plus », confie la jeune femme. Depuis l’enfance, elle fait du chant, de la guitare, de la harpe et de la composition, et elle envisageait de travailler plus tard dans le secteur musical. « Mais, maintenant que des robots peuvent créer des morceaux et remplacer le mixage ou la génération d’instruments pour pas cher, je me dis que l’industrie va moins payer d’humains pour le faire », se soucie Natacha. L’élève de terminale se sent « dépassée » par cette révolution qui s’opère dans le monde du travail alors même qu’elle doit choisir son orientation. Essayant à présent d’identifier des secteurs dans lesquels l’humain serait irremplaçable, elle a pensé à la diplomatie, « où l’oralité devrait rester centrale » – mais sans certitude que le domaine soit préservé. A partir de septembre, Natacha rejoindra une classe préparatoire littéraire, pour temporiser et tenter de voir venir l’imprévisible. « On se sent un peu les cobayes de ce nouveau monde », résume-t-elle. Il vous reste 81.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« On se sent un peu les cobayes de ce nouveau monde » : la peur des jeunes de devenir obsolète dans un monde où déferle l’IA
La phase principale de Parcoursup vient de se terminer. Au moment de choisir leurs études, de nombreux jeunes sont saisis par le syndrome du « FOBO » : à quoi bon se former à un métier qui n’existera peut-être plus une fois leur diplôme décroché ?







