Après un quatrième et dernier scrutin, les députés ont approuvé définitivement la loi créant un "droit à l'aide à mourir", avec 291 votes pour et 241 contre. Cette loi prévoit d'autoriser pour la première fois en France le suicide assisté, avec une série de conditions pour les malades atteints d'une "affection grave et incurable" et présentant une "souffrance" constante liée à cette affection. Déjà approuvée par trois fois par l'Assemblée nationale, en mai 2025, en février 2026 et en juin 2026, la proposition de loi avait à chaque fois été tenue en échec par le Sénat, où la droite dispose de la majorité. Face à ce blocage, l'exécutif a finalement décidé de donner le dernier mot à l'Assemblée nationale. Le texte a été adopté grâce à une large majorité des députés de gauche et une grande partie du centre tandis que la droite et l'extrême droite ont massivement voté contre.Comment le député de votre circonscription s'est-il positionné sur cette réforme sociétale majeure du second quinquennat d'Emmanuel Macron ? Utilisez le moteur de recherche ci-dessous pour le découvrir.Pour ce scrutin, chaque groupe politique a laissé une liberté de vote a chacun de ses membres. Plus de la moitié des votes pour (161 sur 291) sont venus des rangs de la gauche. La plupart des soutiens restants ont été exprimés par des députés du centre et du groupe indépendant Liot (110 sur 291). Au sein de la famille centriste, certains groupes ont été plus divisés que d'autres : 20 pour, 16 contre et 1 non-votant chez les élus du MoDem ; 16 pour, 18 contre et 1 abstention pour Horizons ; 64 pour, 18 contre et 9 abstentions au sein d'Ensemble pour la République.Les députés de droite et d'extrême droite se sont quant à eux massivement opposés à la proposition de loi. Dans le groupe de la Droite républicaine, qui rassemble les élus des Républicains, 41 députés ont voté contre, 5 pour et 2 se sont abstenus. Les élus de l'UDR d'Eric Ciotti se sont prononcés unanimement contre le texte. Au sein du Rassemblement national (RN), 12 députés se distinguent par un vote pour et quatre n'ont pas participé tandis que les 106 restants ont tous voté contre.Le parcours du texte n'est cependant pas encore totalement terminé. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a en effet annoncé sa volonté de saisir le Conseil constitutionnel sur trois aspects controversés de la loi : le délai de rétractation des malades, la situation des majeurs protégés et l'obligation pour tous les établissements médico-sociaux de pratiquer l'aide à mourir. Gérard Larcher, président du Sénat et sénateur des Républicains, avait déjà lui aussi annoncé sa volonté de saisir le Conseil constitutionnel en cas d'adoption de la proposition de loi par l'Assemblée nationale. Le dernier mot devrait donc revenir aux Sages de la rue de Montpensier qui auront un délai d'un mois pour statuer.